
Des manifestations violentes ont éclaté en Iran, alors que les troubles, déclenchés par la crise économique, se propagent dans plusieurs villes. Depuis le 28 décembre, les citoyens expriment leur colère face à la dévaluation de la monnaie iranienne et à la mauvaise gestion du gouvernement. Ces événements ont entraîné un nombre alarmant de victimes.
Les affrontements entre les manifestants anti-gouvernementaux et les forces de sécurité ont été signalés dans plusieurs régions, notamment à Lordegan, où deux policiers ont été tués. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des tensions croissantes et des échanges de coups de feu.
Dans d'autres villes, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les foules. Les manifestants, en retour, ont répondu par des jets de pierres. Ce cycle de violence a conduit à des pertes humaines, avec au moins 34 manifestants et quatre membres des forces de sécurité tués.
Les manifestations se sont étendues à 111 villes, touchant toutes les provinces d'Iran. Selon l'agence de presse HRANA, le mécontentement est palpable et les slogans anti-gouvernementaux se font entendre, notamment des chants tels que "Mort au dictateur".
Les étudiants universitaires ont rejoint le mouvement, amplifiant les revendications. À Mashhad, des affrontements ont eu lieu, illustrant la détermination des manifestants à faire entendre leur voix contre le régime.
Le vice-président a déclaré qu'aucune mesure de sécurité ne serait prise contre les manifestants pacifiques. Toutefois, il a précisé que ceux qui attaquent les forces de l'ordre sont des émeutiers et doivent être traités comme tels.
Le gouvernement a également commencé à verser une nouvelle allocation mensuelle pour atténuer la pression économique sur la population. Cependant, le chef de la justice a averti que les émeutiers feraient face à des poursuites rapides.
Les experts estiment que ces manifestations pourraient avoir des conséquences politiques majeures. Dr Sanam Vakil a souligné que la colère profonde des citoyens pourrait entraîner une escalade des troubles. Elle a noté que la vie quotidienne devient de plus en plus difficile.
La crainte d'une intervention extérieure, notamment des États-Unis, pourrait également influencer la réponse du gouvernement. Certains dirigeants iraniens semblent faire preuve de prudence face à la possibilité d'une répression violente.
Les manifestations en Iran représentent un moment critique pour le pays, où le mécontentement populaire face à la corruption et à la mauvaise gestion économique se transforme en un appel à l'action. La situation reste volatile, et les développements futurs détermineront le sort de cette agitation sociale.