
Malgré l'inflexibilité du Guide suprême iranien Khamenei, des centaines de manifestants sont de nouveau descendus dans la rue. Ce mouvement de contestation a émergé dans plusieurs villes, notamment Téhéran, Machhad, et Tabriz. Les revendications contre le pouvoir autoritaire prennent le pas sur les préoccupations économiques.
Au treizième jour de ce mouvement, des manifestations ont eu lieu partout en Iran. Même Téhéran, qui avait été relativement épargnée, a vu des habitants défiler par centaines. Malgré une coupure des réseaux Internet, des vidéos montrent des rassemblements dans des quartiers comme Sadatabad et Yousefabad, où des slogans hostiles au régime ont été scandés.
La télévision d'État a diffusé des images d'affrontements et d'incendies, prétendant que des bus et des voitures avaient été incendiés. Selon des rapports, plusieurs policiers auraient été tués, bien que ces informations n'aient pas été vérifiées de manière indépendante.
Depuis le début des protestations, le groupe de défense des droits humains HRANA a signalé au moins 62 morts. Parmi eux, 14 membres des forces de sécurité et 48 manifestants. Des vidéos diffusées par des chaînes basées à l'étranger montrent également des rassemblements à Machhad et Tabriz, témoignant de l'ampleur de la contestation.
À Zahedan, une marche après la prière a été accueillie par des tirs, blessant plusieurs personnes. Les manifestations pro-gouvernement ont également eu lieu, mais elles n'ont pas suscité la même attention médiatique.
Les récentes manifestations ont été déclenchées par des préoccupations économiques, avec un rial ayant perdu la moitié de sa valeur. Cependant, les slogans visent maintenant directement les autorités. Cette évolution montre une volonté croissante de défier le régime en place.
Dans une allocution, Khamenei a promis de ne pas céder face aux manifestants, les accusant d'être manipulés par des puissances étrangères. La tension monte alors que des menaces de répression sévère, y compris la peine de mort, sont brandies contre les protestataires.
Donald Trump a commenté la situation, affirmant que le peuple iranien prenait le contrôle de certaines villes. Il a également menacé l'Iran d'une réponse militaire sévère si les autorités poursuivaient la répression. Ces déclarations ajoutent une dimension internationale à la crise en cours.
Reza Pahlavi, fils du dernier shah, a salué la "présence glorieuse" des manifestants et a appelé à une grève nationale. Son intervention souligne le soutien croissant pour les mouvements de contestation en Iran.
Les manifestations en Iran révèlent une insatisfaction croissante envers le régime en place. Alors que les autorités répriment les protestations, la détermination des manifestants semble s'accroître. L'avenir de ces mouvements reste incertain, mais la volonté de changement est palpable dans les rues.