
Le grand manteau militaire ne crée pas d'autoritarisme, mais il en évoque les symboles forts. Cette pièce vestimentaire est conçue pour imposer une présence, effacer l'individu et souligner l'obéissance à l'État. Le commandant Greg Bovino, descendant d'un immigrant italien, a choisi de porter ce manteau lors de son service à la patrouille frontalière.
Utilisant ce manteau depuis 25 ans, Bovino prévoit de le quitter après sa destitution. Il retournera en Californie, où il est attendu pour prendre sa retraite, selon des sources de 'The Atlantic'. Ce contexte est d'autant plus troublant qu'il se produit après la mort tragique de Renee Nicole Good, tuée par un de ses agents.
Le manteau de Bovino, de couleur vert olive avec des épaulettes et une double rangée de boutons dorés, rappelle les uniformes des militaires nazis. Bien que le ressemblance ne signifie pas une équivalence morale, elle explique pourquoi certaines tenues évoquent des souvenirs historiques liés au pouvoir autoritaire.
La sélection de ce manteau en période de tension dans les rues n'est pas anodine. De plus, Bovino a ajouté un ceinturon Sam Browne, évoquant l'esthétique des officiers de la Gestapo, comme l'a souligné l'écrivain Arno Frank. Ce style distinctif de l'intervention autoritaire est frappant dans un contexte où les autres agents fédéraux semblent moins soignés.
Bien que le manteau de Bovino évoque les années 30, il est en réalité hérité des manteaux de guerre médiévaux. Ces vêtements ont évolué au fil des siècles pour atteindre leur forme moderne, utilisée par les armées prussiennes et françaises durant les guerres napoléoniennes. L'esthétique s'est affinée durant la Première Guerre mondiale avec les uniformes du kaiser.
Ce manteau ne se limite pas à la simple mode; il devient un véritable langage du pouvoir. Les Soviétiques, par exemple, ont adopté un manteau similaire, le shinel, pour habiller leurs officiers et agents du NKVD. En URSS, ce vêtement symbolisait à la fois la guerre et le pouvoir.
Le grand manteau, à l'instar de la casquette de plateau, vise à donner une stature imposante, même aux officiers de petite taille. Cependant, il crée aussi une silhouette massive qui cache la taille et efface les traits personnels. Ce phénomène souligne l'importance de l'apparence dans l'exercice du pouvoir.
Tricia McLaughlin, du Département de Sécurité Nationale, a tenté de clarifier que ce manteau fait partie de l'uniforme d'hiver standard de la patrouille frontalière. Pourtant, un document de 2025 mentionné par le New York Times ne l'inclut pas dans les normes officielles.
Le grand manteau militaire, porté par des figures comme Greg Bovino, est bien plus qu'un simple vêtement. Il incarne une histoire complexe de pouvoir et d'autoritarisme. Sa présence dans des moments de tension sociale soulève des questions importantes sur l'image et la perception de l'autorité dans notre société actuelle.