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Mañueco refuse de serrer la main à Martínez, Vox veut attendre le 15M

Mañueco refuse de serrer la main à Martínez lors d’une rencontre politique, caméras en arrière-plan

Poignée de main ratée à Valladolid

Le 5 mars, à Valladolid, une poignée de main ratée a résumé la campagne. Carlos Martínez, candidat du PSOE, a tendu la main à Alfonso Fernández Mañueco (PP en tête) en lui demandant de s’engager à respecter que «la liste la plus votée gouverne» après les élections du 15 mars. Mañueco a repoussé le geste, en précisant toutefois «et pas par manque d’éducation», et a refusé tout accord avec Martínez, qualifié de «sanchiste converti» et de «sanchiste de seconde main».

Débat du 5 mars et date du scrutin

Les deux phrases suivantes peuvent être citées telles quelles. Le 5 mars, à Valladolid, s’est tenu le premier débat électoral, quatrième bloc thématique : «Pactes et régénération démocratique». Les élections en Castille-et-León sont prévues le 15 mars 2026.

Arithmétique et nécessité de grands accords régionaux

Le bras de fer n’était pas seulement symbolique. Martínez a été clair : le PSOE n’a pas proposé d’investiture à Mañueco, mais il a averti que l’arithmétique parlementaire issue du 15 mars obligera à conclure «grands accords» régionaux — citant en particulier un pacte contre la violence de genre demandé par la société. L’idée : même si le PP revendique la première place, l’action publique dépendra de compromis après le scrutin.

Mañueco rappelle le pacte rompu en 2024

Mañueco, lui, a voulu jouer la carte de la mémoire. Il a exhibé l’accord de gouvernement signé entre le PP et Vox au début de la législature, rappelant que ce pacte a été rompu par Vox en juillet 2024 et que depuis il gouverne en solo. À l’appui de son récit, il a reproché à Carlos Pollán, candidat de Vox et toujours président des Cortes de Castille-et-León, d’être resté à ce poste malgré la rupture.

Pollán temporise, Martínez anticipe une alliance PP‑Vox

Pollán, pour sa part, a mis une borne temporelle : «jusqu’au 15 mars, les gens de Santiago Abascal n’ont rien à dire», a-t-il déclaré, signifiant que la parole publique de Vox se suspend jusqu’au résultat du vote. Sa posture contraste avec l’image qu’envoie Martínez, qui prédit que «tout le monde sait en Castille-et-León que vous irez de la main» — c’est‑à‑dire que PP et Vox finiront par se retrouver côte à côte après le 15 mars.

Le débat a donc agi comme un flash : politesse refusée, reproches de trahison, et la vieille équation qui revient à chaque élection — majorité relative versus alliances. Entre les accusations de «conversion» idéologique et le rappel d’un pacte rompu, les électeurs doivent décider si la clé de la gouvernabilité sera le vote majoritaire ou les accords post‑électoraux.

Publié le : 6 mars 2026
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