
À Lyon, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a affirmé qu'aucun incident ne sera toléré lors du cortège en hommage au militant nationaliste Quentin Deranque. Ce rassemblement, prévu pour le 21 février, suscite des préoccupations en matière de sécurité.
Pour cet événement, un dispositif renforcé sera mis en place, incluant des renforts humains et deux drones. Fabienne Buccio a précisé que ces mesures de sécurité « dureraient dans le temps », même en soirée. Selon le ministère de l'Intérieur, le cortège pourrait rassembler entre 2 000 et 3 000 participants.
La préfète a annoncé la présence d'effectifs importants de police, avec plusieurs compagnies républicaines de sécurité et des escadrons de gendarmerie. Des policiers nationaux d'autres départements seront également mobilisés pour sécuriser les gares et patrouiller dans les transports en commun.
Fabienne Buccio a souligné que le dispositif humain est adapté à la situation, en anticipant une possible contre-manifestation. Pour l’instant, les autorités n'ont pas détecté d'appels à des rassemblements sur les réseaux sociaux. Il existe à Lyon un antagonisme récurrent entre les mouvances d’ultragauche et d’ultradroite.
Cette marche pourrait devenir un catalyseur d'affrontements entre ces deux camps, comme l'indique l'arrêté préfectoral interdisant toute manifestation en dehors du périmètre autorisé. Le cortège, surveillé par des drones, suivra un parcours de 1,4 km jusqu'au lieu où Quentin Deranque a été attaqué.
À quelques heures du départ, le président Emmanuel Macron a appelé « tout le monde au calme ». Il a également annoncé que le gouvernement se réunirait la semaine prochaine pour discuter des groupes d'action violente. Ce contexte de tension amène à redoubler de vigilance.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé des inquiétudes face au risque réel de débordements. Il a demandé aux autorités d'interdire la marche intitulée « Lyon demande justice pour Quentin tué par les antifas ». Cependant, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a justifié la décision de maintenir la manifestation.
La situation à Lyon est complexe, avec des enjeux de sécurité et de liberté d'expression en jeu. Les autorités doivent naviguer entre la protection des participants et la prévention de violences potentielles. L'issue de cette marche pourrait avoir des répercussions importantes sur la dynamique sociale de la ville.