
Un an après l'investiture de Donald Trump en tant que président des États-Unis, l'incertitude règne à nouveau sur les marchés financiers. Ce lundi, le président a menacé d'imposer des tarifs douaniers supplémentaires à huit pays européens, ravivant les tensions commerciales.
Ce week-end, Trump a averti que des tarifs seraient appliqués si des pays comme la France, l'Allemagne, et le Royaume-Uni ne retiraient pas leur soutien à l'envoi de troupes en Groenland. Ces nations ont déployé des soldats pour montrer leur soutien à la région.
Les États-Unis ont déjà annoncé un tarif de 10 % sur les produits de ces pays à partir du 1er février, qui pourrait atteindre 25 % en juin si aucun accord n'est trouvé. Cette situation crée une inquiétude parmi les investisseurs, qui sont habitués aux discours agressifs de Trump.
Face à ces menaces, l'Union Européenne a réagi en menaçant d'annuler l'accord commercial établi l'été dernier. Cette décision pourrait entraîner l'activation d'un mécanisme antidumping, imposant des tarifs sur des produits américains d'une valeur de 93 milliards d'euros.
Cette escalade des tensions commerciales a des répercussions sur les marchés boursiers. Les investisseurs, inquiets de la situation, voient les boursiers européens ouvrir la semaine en baisse, avec des pertes notables.
Les indices boursiers, comme l'EuroStoxx 50, ont connu une chute d'environ 1,3 %, mettant en péril le seuil des 5 950 points. Cette baisse est principalement due aux tensions dans le secteur automobile et du luxe en Europe.
Parmi les entreprises touchées, EssilorLuxottica a enregistré une chute de 3,9 %. D'autres grandes marques de luxe, comme LVMH et Hermès, ont également vu leurs ventes diminuer, témoignant de l'impact des tensions commerciales.
Le secteur de la consommation subit également des pertes. Des entreprises comme Prosus et Danone ont vu leurs actions reculer de plus de 1,5 %. Le géant de l'habillement Inditex a également enregistré une baisse de 0,6 %.
Dans le secteur automobile, les pertes sont encore plus marquées, avec des chutes de l'ordre de 4 % pour des marques telles que BMW et Porsche. Volkswagen a également cédé près de 3,5 %.
Les banques ne sont pas épargnées, avec des pertes significatives pour les banques espagnoles comme Banco Santander et BBVA, qui affichent des baisses allant de 0,5 % à 1 %. En Espagne, l'indice Ibex a modéré sa chute, avec une perte de 0,6 %.
Les entreprises liées à l'énergie et aux énergies renouvelables, telles qu'Enagás et Solaria, subissent également des pertes autour de 2 %. Celles ayant une forte exposition au marché américain, comme Fluidra et Grifols, enregistrent des baisses d'environ 1,5 %.
En résumé, les tensions commerciales entre les États-Unis et l'Europe créent une incertitude palpable sur les marchés financiers. Les investisseurs doivent naviguer dans un environnement complexe, où les décisions politiques influencent directement les performances des entreprises.