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Marée Noire de l'Erika : 26 ans après le naufrage, des oiseaux mazoutés découverts dans le Finistère

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Marée - Marée Noire de l'Erika : 26 ans après le naufrage, des oiseaux mazoutés découverts dans le Finistère

Une nouvelle marée noire en Bretagne

La Ligue de la protection des oiseaux (LPO) a signalé ce mercredi 28 janvier la découverte d'une quinzaine de volatiles mazoutés sur les plages du sud du Finistère. Selon les informations rapportées par RTL, ces oiseaux ont été victimes d'une pollution maritime. Les premières analyses effectuées à Brest indiquent que le fioul pourrait provenir de l’Erika, un pétrolier naufragé en 1999 au large de la Bretagne.

Cédric Marteau, directeur général de la LPO, a expliqué à BFMTV que le fioul prélevé sur les oiseaux a été envoyé dans un centre d’analyse. Ce centre avait déjà recueilli des échantillons de pétrole lors du naufrage de l’Erika. « Il confirme qu’il s’agit bien de fioul de ce bateau », a-t-il déclaré.

Analyse des échantillons

Nicolas Tamic, directeur du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), a exprimé des réserves. « On n’est jamais sûr à 100 % », a-t-il précisé. Sept échantillons de plumes provenant du sud du département ont été analysés. Les résultats montrent une forte ressemblance avec le fioul de l’Erika.

« Chaque pétrole a une sorte d’ADN, et celui-là est quasiment complet », a affirmé Tamic. Malgré ces résultats, il reste prudent quant à l'origine exacte du fioul retrouvé.

Origine du fioul réapparu

La question se pose sur la réapparition du fioul du pétrolier, alors que des opérations de nettoyage avaient eu lieu après le naufrage. L’Erika, qui a sombré en décembre 1999, avait causé une marée noire historique, souillant plus de 400 km de côtes et tuant des dizaines de milliers d’oiseaux.

La LPO estime que le nombre de victimes parmi les volatiles est d’au moins 74 000, mais il pourrait atteindre 200 000 à 300 000. Malgré les efforts de pompage, « certains recoins de l’épave restent difficiles à atteindre et peuvent toujours contenir des hydrocarbures », a ajouté RTL.

Hypothèses sur la pollution

Nicolas Tamic a également évoqué que les récentes intempéries pourraient expliquer ces remontées de pétrole. Toutefois, il trouve « assez étonnant » qu’il y ait des mouvements de masses d’eau à 120 m de profondeur. Il a même suggéré l’hypothèse d’un « engin de pêche » ayant potentiellement éventré l’épave.

Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que du pétrole réapparaît sur les plages bretonnes. En janvier 2025, la commune de Plogoff avait interdit l’accès à la pointe du Raz à cause de plusieurs tonnes de pétrole retrouvées dans un bunker, datant de plus de 50 ans.

Un passé pollué

Ce pétrole avait été déversé lors du naufrage d’un navire le 14 octobre 1976, à l’ouest de l’île de Sein. Ce sinistre avait causé la mort de 25 marins et déversé 9 800 tonnes de fioul sur les côtes bretonnes. La situation actuelle rappelle que les conséquences des catastrophes maritimes peuvent perdurer dans le temps.

Conclusion

La réapparition du fioul de l’Erika soulève de nombreuses questions sur la gestion des déchets maritimes et la protection des écosystèmes. La vigilance est essentielle pour prévenir de telles catastrophes et protéger la faune marine. Les analyses en cours permettront peut-être de mieux comprendre cette situation et d’agir en conséquence.

Publié le : 29 janvier 2026
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