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« Apologie du terrorisme » : L’imam Ismaïl de la mosquée des Bleuets à Marseille obtient une peine réduite en appel

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Marseille - « Apologie du terrorisme » : L’imam Ismaïl de la mosquée des Bleuets à Marseille obtient une peine réduite en appel

Condamnation de l'imam Ismaïl

L’imam Ismaïl, figure bien connue dans les quartiers nord de Marseille, a été condamné en appel à trois mois de prison avec sursis ce vendredi. Cette décision concerne des accusations d’« apologie du terrorisme ». Son avocat, Me Rafik Chekkat, a confirmé cette peine réduite par rapport au jugement en première instance.

En mai 2025, le tribunal correctionnel de Marseille avait infligé à Smaïn Bendjilali, son vrai nom, une peine de six mois de prison avec sursis. De plus, il a été condamné à verser 2 000 euros à la Licra, qui s'est constituée partie civile dans cette affaire.

Abandon de l'inscription au Fijait

La Cour d’appel a également abandonné l’inscription de l’imam au Fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait), une décision prise en première instance. Cela a été une victoire pour sa défense, qui a argué que cette mesure était disproportionnée.

En juillet 2024, l’imam avait partagé une vidéo sur son compte X, suivi par plus de 11 000 personnes. Dans son commentaire, il qualifiait l’attaque du mouvement palestinien Hamas, qui a causé plus de 1 200 morts du côté israélien le 7 octobre 2023, de « légitime défense ».

Conflit avec l'État

Ismaïl a aussi été au centre d’un bras de fer avec l’État. La préfecture avait menacé de fermer la mosquée des Bleuets, où il prêche, en raison de ses prises de position jugées « radicales ». Ce conflit a soulevé des questions sur la liberté de culte.

En octobre, le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné la fermeture temporaire de cette mosquée. Cependant, le tribunal administratif a suspendu cette décision, affirmant que cela portait « atteinte à la liberté fondamentale du culte ».

Évaluation des propos de l'imam

Le tribunal a également jugé que « les propos et publications de l’imam sur les réseaux sociaux, anciens ou récents, ne présentent pas une menace actuelle de provoquer la haine ou la violence ». Cette évaluation a contribué à sa relaxe pour une seconde publication.

Cette décision souligne la complexité des enjeux autour de la liberté d’expression et de la lutte contre le terrorisme. Les autorités doivent naviguer entre la sécurité publique et les droits fondamentaux des individus.

Conclusion

La condamnation de l’imam Ismaïl illustre les tensions entre liberté d'expression et sécurité nationale. Alors que ses condamnations soulèvent des débats, la décision de la Cour d’appel montre une volonté de réévaluer certaines mesures. L’avenir de l’imam et de sa mosquée reste incertain, mais les implications de cette affaire continuent de faire résonner des questions cruciales.

Publié le : 31 janvier 2026
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