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Municipales 2026 à Marseille : Delogu répond à Tondelier, « achetée par une place de foot », après son appel à se rallier à Payan

Marseille - Municipales 2026 à Marseille : Delogu répond à Tondelier, « achetée par une place de foot », après son appel à se rallier à Payan

Divisions au sein de la gauche à Marseille

À Marseille, la gauche est toujours aussi divisée, à moins de deux mois du premier tour des municipales. Ce vendredi matin, le candidat Insoumis à la mairie, Sébastien Delogu, a réagi aux déclarations de Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes. Elle avait affirmé qu’il ne serait « pas maire » de Marseille, selon les sondages.

Sébastien Delogu a répliqué en disant : « Elle s’est fait acheter par une place de foot pour aller voir l’OM en Ligue des champions ». Cette déclaration souligne les tensions croissantes au sein de la gauche marseillaise. Marine Tondelier, lors de sa visite à Marseille, s’est affichée avec le maire sortant, Benoît Payan, soutenu par plusieurs partis de gauche, mais pas par La France insoumise (LFI).

Les tensions entre candidats

Marine Tondelier a été vue aux côtés de Benoît Payan et de sa première adjointe, Michèle Rubirola. Cette dernière a partagé une photo sur Facebook où elles tiennent une écharpe au stade Vélodrome, lors d’un match de l’OM. En réaction à la candidature de Tondelier pour la présidentielle, Delogu a questionné : « Pourquoi elle ne se retire pas ? » alors qu’elle est à 3 % dans les sondages.

Selon un baromètre publié en mai 2025, Marine Tondelier était effectivement à 3 % pour le premier tour de la présidentielle de 2027. Un autre sondage Elabe, paru en novembre 2025, estimait qu’elle pourrait obtenir 4,5 % des voix. Ces résultats mettent en lumière les défis auxquels elle fait face dans sa campagne.

Hypothèses de ralliement

Interrogé sur un éventuel ralliement à Benoît Payan au second tour, Sébastien Delogu n’a pas complètement exclu cette possibilité. Il a déclaré qu'une union pourrait se faire s’il « arrive derrière lui ». Cependant, il a noté que Payan avait déjà exprimé son refus de s’allier si les positions étaient inversées.

Delogu a critiqué les responsables politiques en disant : « Ces gens-là ne sont pas responsables ». Cette déclaration met en avant les tensions internes et les désaccords qui persistent au sein de la gauche marseillaise. La situation semble donc complexe à l’approche des élections.

Les enjeux des sondages

Le 22 janvier, Marine Tondelier a déclaré que pour battre le Rassemblement national (RN), il n’y avait qu’une seule personne capable de le faire, Benoît Payan. Elle a affirmé : « Je vois les sondages. Monsieur Delogu ne sera pas maire de Marseille ». Cette affirmation souligne la confiance de Tondelier en la candidature de Payan.

Elle a également exprimé son regret concernant l'absence d'une alliance entre toutes les forces de gauche à Marseille, y compris LFI. Un sondage de La Marseillaise publié à la mi-janvier montre Benoît Payan au coude à coude avec Franck Allisio du RN, chacun à 30 % des voix.

Conclusion

En somme, la gauche à Marseille est à un tournant crucial. Les tensions entre les candidats, les résultats des sondages et les possibles alliances joueront un rôle déterminant dans le résultat des municipales. La dynamique actuelle pourrait influencer le paysage politique local pour les années à venir.

Publié le : 30 janvier 2026
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