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Les Massacres Poursuivent À El Fasher, Au Soudan, Selon Les Groupes Humanitaires

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Massacres - Les Massacres Poursuivent À El Fasher, Au Soudan, Selon Les Groupes Humanitaires

Violences massives en cours à El Fasher, au Soudan

Des massacres continuent d'être signalés dans la ville soudanaise d'El Fasher après que les forces rebelles ont pris le contrôle dimanche. Cela met fin à un siège de 18 mois et suscite une inquiétude croissante face à une crise humanitaire massive.

Des images satellites semblent corroborer les allégations de violences. Le chef rebelle a promis d'ouvrir une enquête sur les événements tragiques qui se déroulent dans la région. La situation est difficile à évaluer en raison des communications perturbées et des rapports rares provenant des réfugiés.

Conditions désastreuses pour les réfugiés

Les travailleurs humanitaires et les responsables sont inquiets pour ceux qui ont réussi à fuir la ville. Les personnes qui parviennent à s'échapper, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, font face à des extorsions, des violences et des agressions lors de leur périple.

Tom Fletcher, sous-secrétaire général de l'ONU aux affaires humanitaires, a déclaré que les jeunes hommes sont souvent enlevés ou tués sur la route, et de nombreuses personnes sont empêchées de quitter la zone. Il a appelé à des mesures urgentes pour faire face aux niveaux "catastrophiques" de souffrance humaine à El Fasher et dans le Darfour.

Une crise humanitaire sans précédent

La guerre civile au Soudan, qui dure depuis deux ans et demi, est marquée par des violences sexuelles généralisées, la famine et le déplacement de millions de personnes. Fletcher a décrit cette crise comme la plus grande crise humanitaire au monde.

Il a souligné que la crise au Soudan est, à sa base, un échec à protéger les populations civiles et un manquement à respecter le droit international. Les groupes humanitaires ont averti du risque de violences ethniques alors que les forces RSF prennent le dessus sur l'armée.

Des témoignages poignants de la situation sur le terrain

Nadia Taha a perdu contact avec des membres de sa famille à El Fasher. Elle a déclaré : "Je ne sais pas s'il est vivant ou s'il est mort... J'ai tellement peur qu'il ait été tué." Son inquiétude reflète la peur généralisée parmi les habitants de la région.

Des organisations de droits humains ont tiré la sonnette d'alarme après une attaque par drone sur une mosquée qui a tué au moins 70 personnes. Mohammed Adam Abdullah Taha, un soldat de l'armée soudanaise, a été tué par un drone RSF alors qu'il tentait d'aider d'autres à fuir.

Des efforts désespérés pour fuir la violence

Les personnes qui ont réussi à fuir entreprennent un voyage extrêmement difficile de plus de 800 kilomètres à pied vers la capitale, Khartoum. Selon Aman Alawad, directeur de MedGlobal au Soudan, "nous voyons des gens mourir sans raison, tués à cause de leur origine ethnique."

Beaucoup tentent d'atteindre la ville de Tawila, où de nombreux réfugiés se regroupent. Cependant, parmi les plus de 26 000 personnes ayant fui El Fasher, moins de 2 000 sont arrivées à Tawila. Cela souligne l'ampleur de la crise humanitaire en cours.

Conclusion

La situation à El Fasher est alarmante, marquée par des violences inouïes et une crise humanitaire grandissante. Les témoignages des réfugiés révèlent des réalités tragiques et un besoin urgent d'intervention humanitaire. Les appels à l'action se multiplient, mais la communauté internationale doit agir rapidement pour éviter une catastrophe encore plus grande.

Publié le : 31 octobre 2025
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