
Une enquête a révélé que près de 100 enfants ont été lésés par un chirurgien du Great Ormond Street Hospital, Yaser Jabbar. Ce rapport met en lumière des pratiques inacceptables lors d'opérations de reconstruction des membres réalisées entre 2017 et 2022. Les conclusions de cette investigation soulèvent de sérieuses préoccupations concernant la sécurité des soins fournis.
Le rapport a identifié des anomalies graves dans les interventions de Jabbar. Parmi les problèmes, on note la retrait prématurée des dispositifs de fixation osseuse et des opérations menées sans justification claire. Ces erreurs ont entraîné des complications pour plus d'un quart des patients opérés.
Les traitements, comprenant l'insertion de plaques métalliques et de greffes osseuses, sont considérés comme à haut risque. Bien que certaines complications soient attendues, le rapport souligne que la pratique de Jabbar était inférieure aux normes dans plusieurs domaines, causant ainsi des préjudices évitables.
Parmi les enfants touchés, une jeune fille nommée Bunty a subi plusieurs interventions chirurgicales avant que son jambe inférieure ne soit amputée. Son père a exprimé que ces découvertes étaient trop tardives et que les problèmes auraient dû être identifiés plus tôt. Ce cas est un exemple tragique des conséquences des erreurs médicales.
Un autre patient, Tate, a subi une opération non consentie sur sa cheville, alors que l'intervention initiale devait concerner son genou. Sa mère, Lizzie Roberts, a déclaré que son fils souffre de douleurs constantes et doit maintenant envisager une nouvelle opération, ce qui a perturbé sa vie académique.
Les familles affectées ont demandé à la police d'ouvrir une enquête sur les pratiques de Jabbar. Le Metropolitan Police a indiqué qu'elle examinerait les conclusions du rapport. Pendant ce temps, le Great Ormond Street Hospital a exprimé ses excuses pour les souffrances causées et a commencé à mettre en œuvre des recommandations pour améliorer la sécurité des patients.
Un examen mené par le Royal College of Surgeons a également soulevé des inquiétudes sur la culture de travail au sein de l'hôpital. Des allégations de conditions de travail toxiques et de soins inappropriés ont été rapportées, ce qui a conduit à cette enquête.
En réponse aux préoccupations soulevées, le GOSH a pris des mesures pour améliorer la formation sur la gestion des plaintes et soutenir les lanceurs d'alerte. Des discussions entre chirurgiens sur les cas les plus complexes ont également été instaurées. Ces initiatives visent à restaurer la confiance des familles envers l'hôpital.
Le directeur général du GOSH, Matthew Shaw, a reconnu que cette situation représente le jour le plus sombre de l'histoire de l'hôpital. Il a exprimé sa volonté de reconstruire la confiance avec les familles, essentielles pour leur bien-être.
Les révélations sur les pratiques de Yaser Jabbar au Great Ormond Street Hospital soulignent l'importance d'une surveillance rigoureuse des soins médicaux. Les familles touchées méritent des réponses et des mesures concrètes pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. Le chemin vers la guérison et la confiance sera long, mais il est essentiel pour l'avenir des soins pédiatriques.