
Le chef de file des socialistes, Olivier Faure, a annoncé ce dimanche sur BFMTV que son groupe voterait la censure du gouvernement à l’Assemblée si sa proposition sur le budget est jugée « mauvaise ». Cependant, il a exclu tout soutien aux motions déposées par LFI et le RN, qui seront examinées ce mercredi.
Faure a clairement affirmé : « Il n’y aura pas de pacte de non-censure. » Il a ajouté que Sébastien Lecornu, le ministre, sera contraint de négocier car il ne dispose pas de majorité, tout comme le PS. À la question sur un éventuel vote de censure contre les insoumis, il a répondu que cela dépendrait de la qualité de la copie présentée par le gouvernement.
Olivier Faure a précisé que si le budget est passable, le PS s'abstiendra, mais s'il est jugé mauvais, une motion de censure pourrait être envisagée. Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement fait face à deux motions de censure concernant le traité UE Mercosur, qui seront examinées à l’Assemblée nationale.
Il a jugé qu'il serait « absurde » de voter la censure sur ce sujet, surtout qu’Emmanuel Macron a déjà dit « non » à l’accord avec le Mercosur. Faure a souligné les variations de Macron sur cette question, mais il a reconnu que le président a finalement pris position contre l'accord.
Vendredi, l’exécutif a menacé d'une nouvelle dissolution en cas de censure. Sébastien Lecornu a averti que cela enverrait un signal dramatique en pleine recherche de compromis. Il a exprimé ses inquiétudes quant à la situation politique internationale.
Olivier Faure a répondu à ces menaces en affirmant qu'il n'a pas « peur » des élections législatives anticipées. Il a déclaré que si le gouvernement est censuré, il est logique qu'il retourne devant les urnes, ce qui, selon lui, ne devrait pas effrayer les partis.
Le socialiste a insisté sur le fait qu'il ne souhaite pas la censure, mais plutôt un compromis. Le gouvernement a convoqué les partis ce lundi à Bercy pour tenter de trouver une solution à l'impasse budgétaire pour 2026. Faure a exprimé son optimisme quant aux forces prêtes à discuter.
Il a déclaré : « Nous verrons demain qui se rendra à cette réunion à Bercy. Ensuite, le gouvernement en tirera les conclusions nécessaires. » Cette démarche pourrait être déterminante pour l'avenir budgétaire de la France.
Les déclarations d'Olivier Faure montrent une volonté de dialogue tout en restant ferme sur les questions de censure. La situation actuelle au sein de l’Assemblée nationale est délicate, et les décisions à venir pourraient avoir des conséquences significatives sur la politique française. L'importance du compromis se fait plus que jamais sentir dans ce contexte tendu.