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Le Met s’excuse auprès du Speaker pour l’alerte Mandelson

Le Met s’excuse auprès du Speaker au Parlement, échange de documents après l’alerte Mandelson

Une révélation involontaire qui embrase Westminster

La Metropolitan Police a présenté ses excuses au président de la Chambre des communes après avoir, par inadvertance, divulgué que c’était lui qui avait signalé des éléments ayant conduit à l’arrestation de Lord Mandelson. Cet incident a déclenché une vive réaction politique et semé une confusion durable parmi certains parlementaires, qui se disent encore affectés par la circulation d’informations contradictoires.

Ce que Sir Lindsay Hoyle dit avoir fait et pourquoi

Sir Lindsay Hoyle a expliqué aux députés qu’il avait transmis « des informations pertinentes » reçues lors d’un déplacement dans les Îles vierges britanniques la semaine précédente, selon lesquelles Lord Mandelson envisageait un déplacement dans cet archipel. Il a ajouté avoir agi « de bonne foi », estimant que c’était son devoir et sa responsabilité, et a exprimé son regret face à la rapidité avec laquelle l’affaire a pris une tournure médiatique.

Arrestation, garde à vue et contestations des avocats

Lord Mandelson a été arrêté lundi et détenu pour interrogatoire à la brigade de Wandsworth avant d’être libéré sous caution; selon la presse, il a passé neuf heures en garde à vue et l’une des conditions de sa remise en liberté était la remise de son passeport. Ses avocats du cabinet Mishcon de Reya affirment que l’arrestation est intervenue malgré un accord préalable visant un entretien volontaire le mois prochain, et dénoncent une décision fondée sur la suggestion — selon eux sans fondement — que leur client projetait de s’installer définitivement à l’étranger.

Demandes de précisions sur les éléments justifiant la garde à vue

Les conseils de Lord Mandelson réclament désormais à la police des précisions sur les informations et les preuves qui ont motivé la privation de liberté, et soulignent l’existence d’un calendrier convenu pour une coopération ultérieure, ce qui ajoute à leur étonnement face à la démarche que la Met a finalement adoptée.

La fausse piste concernant Lord Forsyth

La situation s’est encore compliquée lorsqu’il est apparu que les avocats de Lord Mandelson avaient, à deux reprises, été informés que Lord Forsyth était la source du signalement. Ce dernier a nié catégoriquement toute implication, qualifiant les allégations d’« entièrement fausses et sans fondement », et, selon des sources au sein de la Chambre des lords, il a aussitôt convoqué une réunion urgente avec la police pour comprendre comment son nom a été associé à cette affaire et pourquoi la presse a relayé des informations inexactes sans correction.

Un protocole mis en question et un examen interne

Des responsables supérieurs de la Met ont reçu Sir Lindsay pour tenter d’éclaircir les circonstances de la divulgation — une situation que la police considère comme une rupture grave du protocole. Un porte-parole du service a confirmé que la force avait mené son « propre examen » de la crédibilité des renseignements fournis par le président de la Chambre des communes avant de décider de procéder à l’arrestation, tandis que la divulgation involontaire de la provenance des informations a donné lieu aux excuses adressées à la présidence.

Le contexte de l’enquête autour de Jeffrey Epstein

Ces développements s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte plus tôt ce mois-ci portant sur des allégations selon lesquelles Lord Mandelson, lorsqu’il était ministre, aurait transmis des informations sensibles sur le marché à Jeffrey Epstein. L’intéressé nie tout acte répréhensible et affirme ne pas avoir été motivé par un gain financier; il se dit prêt à coopérer avec l’enquête pour « laver son nom ».

Ancien ministre du Parti travailliste, Lord Mandelson avait été nommé ambassadeur britannique aux États-Unis en février 2025 avant d’être limogé en septembre à la suite de la divulgation par Downing Street de nouveaux éléments sur sa relation avec Epstein. Les allégations ont pris de l’ampleur après la publication, le mois dernier, par le département de la Justice américain de documents incluant des courriels échangés entre lui et Epstein.

Ce que l’on peut attendre maintenant

Alors que la Met a présenté ses excuses et que des demandes de clarification se multiplient — de la part du président de la Chambre, des avocats et de pairs mis en cause —, l’affaire devrait alimenter de nouvelles requêtes parlementaires et des vérifications internes au sein de la police. En attendant la suite de l’enquête, les acteurs politiques et judiciaires cherchent à rétablir la confiance et à préciser les responsabilités.

Les développements restent à suivre de près, tant pour la procédure en cours que pour les implications politiques que cette affaire pourrait encore engendrer.

Publié le : 25 février 2026
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