Dans son livre In violentia veritas, Catherine Girard brise le silence sur son père, Henri Girard. Elle révèle qu'il lui a avoué son crime dans les années 1970. Ce témoignage relance l'affaire d'Escoire, un fait divers qui a marqué l'histoire criminelle française.
Le 24 octobre 1941, au château d'Escoire, trois personnes sont découvertes assassénées. Georges et Amélie Girard, ainsi que leur femme de chambre, Louise Marie Soudeix, sont tués à la serpe. Cette tragédie implique Henri Girard, le fils de Georges, qui devient rapidement le principal suspect.
Henri, âgé de 24 ans, est soupçonné en raison de son comportement suspect. Les témoins affirment avoir vu le château plongé dans le noir, ce qui soulève des questions. Malgré ses dénégations, l'enquête révèle des incohérences dans ses déclarations et des éléments compromettants.
Henri Girard est incarcéré pendant dix-neuf mois avant son procès qui s'ouvre le 27 mai 1943. Il risque la guillotine en raison des charges retenues contre lui. Cependant, grâce à un plaidoyer convaincant de son avocat, il est acquitté en moins de quinze minutes, suscitant des réactions mitigées dans la presse.
Après sa libération, Henri se remarie et dépense rapidement son héritage. Il s'exile en Amérique du Sud avant de revenir en tant qu'écrivain sous le nom de Georges Arnaud, connu pour son succès Le Salaire de la peur.
Dans In violentia veritas, Catherine Girard affirme que son père lui a confié son implication dans le meurtre. Elle raconte comment, à l'âge de 14 ans, elle a questionné son père sur son surnom, « la fille de l’assassin ».
Cette révélation choque et divise la famille. Son demi-frère, Henri Girard, conteste fermement ces accusations, les qualifiant de fiction. Il souligne que rien dans le parcours de leur père ne corrobore ces allégations.
Les déclarations de Catherine ont suscité un vif débat. Olivier Nora, PDG de Grasset, a souligné la force littéraire de l'ouvrage, qui a été imprimé à 16 000 exemplaires. Il affirme que la polémique familiale ne doit pas occulter la qualité de l'œuvre.
Cette affaire continue de captiver l'intérêt du public, rappelant que les histoires de crime et de famille peuvent parfois se mêler de manière troublante.
Le livre In violentia veritas de Catherine Girard relance une affaire criminelle vieille de plusieurs décennies. Les révélations sur son père et les tensions familiales qu'elles engendrent soulignent la complexité des relations humaines face à des drames passés. Cette histoire reste un chapitre fascinant de l'histoire criminelle française.