
Deux semaines après le meurtre de Miora, une mère de famille tuée par son mari à Bois-Colombes, les raisons de cet acte restent floues. Le 7 janvier, le mari, après avoir poignardé son épouse, s'est infligé une blessure à la gorge. Il a été hospitalisé pour recevoir des soins.
Après son opération, cet homme de 42 ans a été placé en hospitalisation d’office en psychiatrie. Récemment, son état s'étant stabilisé, il a été déféré au parquet. Il a été mis en examen pour « homicide par conjoint » et « tentative d’homicide sur mineur de 15 ans », selon le parquet de Nanterre.
Le quadragénaire a été placé en détention provisoire. Cela signifie qu'il n'est pas considéré comme irresponsable à ce stade. Cependant, des expertises psychiatriques sont nécessaires pour établir un véritable diagnostic. Les enquêteurs sont perplexes face à ce crime.
Les premières investigations montrent que le couple n'avait jamais suscité d'inquiétudes. Aucun signe précurseur n'a été identifié. Les fichiers policiers ne contiennent pas de plaintes ou de signalements concernant des violences antérieures.
Les enfants pourraient fournir des éléments de compréhension, mais ils sont profondément choqués. L'aîné, un garçon de 13 ans, a découvert sa mère au sol, en sang, à son retour du collège. Sa petite sœur a également été blessée, ce qui explique la tentative d’homicide sur mineur mentionnée dans l'information judiciaire.
Les circonstances de cette tragédie sont d'autant plus difficiles à accepter. La petite sœur aurait assisté à une partie de la scène, ce qui a ajouté à l'horreur de la situation familiale.
Sur les réseaux sociaux, les hommages à Miora, âgée de 46 ans, affluent. Elle est décrite comme une femme « solaire », « d’une grande gentillesse » et « talentueuse ». Miora chantait souvent à l’église, apportant de la joie à ceux qui l'entouraient.
Elle travaillait à la BNP à Pantin. Face à la douleur causée par sa disparition, l'entreprise a mis en place une cellule psychologique pour soutenir ses employés.
Ce drame familial soulève de nombreuses questions sur la violence conjugale et ses conséquences. L'enquête se poursuit, et les résultats des expertises psychiatriques pourraient éclairer cette tragédie. En attendant, la mémoire de Miora demeure vivante à travers les témoignages de ceux qui l'ont connue.