
Les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont prolongé jusqu’à mercredi l’interdiction d’un rassemblement anti-migrants intitulé « Overlord ». Ce rassemblement pourrait voir des activistes britanniques d’ultra-droite tenter de se rendre sur le littoral du nord de la France.
Un arrêté pris dimanche prolonge de deux jours l’interdiction initialement annoncée vendredi. Celle-ci s’étendait jusqu’à lundi à 8 heures et concerne tout rassemblement de membres revendiqués du mouvement Raise the colours dans plusieurs arrondissements, dont Dunkerque et Calais.
Malgré l’absence de rassemblements d’ampleur jusqu’à présent, plusieurs comptes ont publié des informations ce week-end sur la poursuite de l’opération. Un militant britannique d’extrême droite, Daniel Thomas, a appelé sur ses réseaux sociaux à des rassemblements à Douvres et sur le littoral français.
Cette opération, nommée « Overlord », fait référence à la bataille de Normandie de 1944. À cette époque, des soldats alliés ont traversé la Manche pour combattre les troupes nazies en France.
Dix militants britanniques d’extrême droite, accusés d’actions violentes contre des migrants, avaient déjà été interdits de territoire français depuis le 13 janvier. Malgré cette interdiction, Daniel Thomas a publié des photos et vidéos sur ses réseaux sociaux, prétendant qu'elles avaient été prises sur des plages françaises.
Sur ces images, il apparaît entouré d’une dizaine d’hommes vêtus de tenues sombres, brandissant des drapeaux britanniques. La préfecture de la région Hauts-de-France n’a pas recensé d’interpellations de militants britanniques lors de ce rassemblement.
La préfecture n’a pas pu confirmer que les images diffusées par Daniel Thomas avaient été tournées en France ce jour-là. En parallèle, une centaine de personnes se sont rassemblées à Douvres, ville côtière où arrivent de nombreux migrants ayant traversé la Manche.
Selon les autorités françaises, Daniel Thomas dirige une branche « très radicale » de Raise the colours, qui a émergé suite aux mesures d’interdiction de territoire. Le compte principal de ce mouvement sur le réseau social X a déclaré n’avoir « rien à voir » avec l’opération de Thomas.
La situation autour du rassemblement « Overlord » met en lumière les tensions croissantes liées aux migrations. Les autorités continuent de surveiller les activités des groupes d’extrême droite. La prolongation de l’interdiction souligne la volonté de maintenir l'ordre public face à ces manifestations.