
Trois pays africains ont accepté de reprendre des délinquants étrangers et des migrants illégaux après que la secrétaire d'État britannique a menacé d'imposer des pénalités de visa. Cette décision fait suite à une menace formulée par Shabana Mahmood, qui a conduit à un accord avec la Namibie et l'Angola.
Ce mois-ci, la République Démocratique du Congo (RDC) a également accepté de coopérer sur les retours. Mahmood a déclaré : "Mon message est clair, si les gouvernements étrangers refusent de reprendre leurs citoyens, ils feront face à des conséquences."
Le gouvernement britannique avait précédemment averti qu'il ne délivrerait plus de visas aux ressortissants d'Angola, de Namibie et de la RDC si ces pays ne coopéraient pas sur les expulsions. Le Home Office a signalé que les retours étaient entravés, avec des documents non traités ou des personnes devant signer leurs propres documents, leur donnant un droit de veto effectif.
Mahmood a souligné que les trois pays faisaient face à des pénalités pour leurs processus de retour jugés "inacceptablement mauvais et obstructifs". En novembre, lors de l'exposé des modifications du système d'asile britannique, elle avait averti que des pénalités de visa seraient appliquées aux pays ne coopérant pas avec les politiques de retour.
Suite à cet accord, Mahmood a affirmé que les migrants illégaux et les criminels dangereux seraient désormais renvoyés en Angola, en Namibie et en RDC. Elle a ajouté : "Je ferai tout ce qu'il faut pour garantir l'ordre et le contrôle de nos frontières."
Le gouvernement estime que plus de 3 000 personnes de ces trois pays pourraient être concernées par des expulsions grâce à cette coopération. La secrétaire d'État a également indiqué que les pays refusant de collaborer avec le Royaume-Uni sur les retours ne pouvaient pas s'attendre à une relation de visa normale.
Il est à noter que d'autres pays comme l'Inde, le Pakistan, le Nigeria, le Bangladesh, la Somalie et le Gabon montrent une résistance aux accords de retour. Le gouvernement britannique envisage des sanciones pour ces pays en raison de leur manque de coopération.
En somme, l'accord avec ces trois pays africains marque un tournant dans la politique migratoire du Royaume-Uni. La pression exercée par le gouvernement britannique montre une volonté claire de gérer les migrants illégaux et de renforcer le contrôle des frontières. Les conséquences de cette politique pourraient avoir des répercussions sur d'autres pays réticents à coopérer.