
Dans un coup de théâtre pour des établissements bien implantés localement, la Répression des fraudes a annoncé des sanctions lourdes à l’encontre de deux Caisses d’Épargne, coupables selon elle de « pratique commerciale trompeuse », et a assuré que les clients concernés seraient remboursés. Le mardi 24 février 2026, la DGCCRF a rendu publique sa décision contre ces filiales du groupe BPCE.
Au total, les pénalités s’élèvent à 9,2 millions d’euros : la première, Caisse d’Épargne d’Île-de‑France, se voit infliger une amende de six millions d’euros, tandis que la seconde, la Caisse d’Épargne Grand Est Europe, est condamnée à verser 3,2 millions d’euros.
L’autorité reproche à ces établissements des pratiques qualifiées de fallacieuses, des agissements qui, d’après l’enquête, ont privé des clients d’informations claires et loyales. En effet, la DGCCRF estime que les éléments de communication commerciale n’ont pas permis aux consommateurs de comprendre correctement les offres et leurs conditions.
Ces deux Caisses d’Épargne sont des filiales du groupe BPCE, ce qui rappelle que le contrôle porte aussi bien sur des acteurs nationaux que sur des implantations régionales. Ainsi, même des banques fortement ancrées dans leur territoire ne sont pas exemptes de responsabilité lorsqu’il s’agit de transparence commerciale.
L’administration précise que les clients identifiés comme victimes de ces pratiques seront remboursés, ce qui implique une procédure d’indemnisation ciblée. De plus, les sanctions financières visent à la fois la réparation des préjudices et la dissuasion afin d’éviter que de telles pratiques ne se reproduisent.
Ces décisions tombent comme un rappel : la régulation surveille étroitement les discours commerciaux et la protection du consommateur. Néanmoins, elles invitent aussi les établissements à renforcer leurs contrôles internes et la clarté de leurs communications, pour restaurer la confiance des clients.
Au final, la sanction de la DGCCRF marque une étape claire dans la mise au pas des pratiques commerciales jugées trompeuses et ouvre la voie à des remboursements pour les clients lésés, tandis que le secteur bancaire devra tirer les leçons de cette affaire.