
Le département de l’Aisne a annoncé la fermeture immédiate d’un foyer pour mineurs, suite à un signalement. Cette décision fait suite à l'absence d'autorisation préalable et à des accusations de violences « relativement légères » envers deux accompagnants, selon le parquet de Laon.
Après avoir été alerté par le parquet, le département a procédé à un contrôle de l’établissement. Il a ensuite pris un arrêté de cessation totale d’activité, invoquant l’urgence et la nécessité de protéger les mineurs accueillis. Cette structure, située à Beautor, ne disposait d'aucune autorisation prévue par le code de l’action sociale et des familles.
La structure en question dépend d’une association de la région parisienne. Elle accueillait des mineurs d’Île-de-France pour un « séjour de rupture ». Selon le procureur de Laon, Jean-Baptiste Miot, deux accompagnants sont accusés de violences par des adolescents âgés de 15 à 17 ans.
Les adolescents auraient reçu des activités sportives comme punition et auraient subi des « petites claques sur la tête ». Les accusations reposent principalement sur les témoignages des mineurs, tandis que les deux accompagnants contestent intégralement les faits.
Les trois autres mineurs présents à Beautor n’ont pas signalé de violences. Les deux accompagnants sont poursuivis pour « violence sans incapacité sur un mineur par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime ». Ils doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Laon le 26 juin.
Les mineurs, pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) de deux départements parisiens, ont été raccompagnés vers leurs départements respectifs. Cette situation met en lumière des questions importantes concernant la sécurité et le bien-être des mineurs dans de telles structures.
La fermeture de ce foyer pour mineurs souligne l'importance de la réglementation et de la surveillance des établissements accueillant des jeunes. Les autorités doivent veiller à ce que des conditions de sécurité optimales soient en place pour protéger les mineurs. Cette affaire rappelle aussi la nécessité d'une vigilance accrue face aux signalements de violences.