Les négociations entre les enseignants de l'Alberta et le gouvernement provincial ont échoué à quelques jours du retour en classe des élèves de la maternelle à la 12e année. Cette impasse survient alors que le ministre de l'Éducation, Demetrios Nicolaides, et le ministre des Finances, Nate Horner, ont tenu une conférence de presse conjointe pour annoncer la situation.
Les discussions entre le gouvernement et l'Association des enseignants de l'Alberta (ATA) ont atteint un point de blocage. Les enseignants et les administrateurs de toutes les écoles publiques, catholiques et francophones sont en position de grève légale. Environ 51 000 enseignants sont prêts à cesser le travail si aucun accord n'est trouvé.
Le ministre Horner a indiqué que la province fait face à un déficit de 6,5 milliards de dollars, soit 1,3 milliard de dollars de plus que prévu. Il a exprimé sa déception face à la décision de l'union de quitter les négociations, malgré une offre qui aurait coûté 750 millions de dollars sur la durée du contrat.
Nicolaides a souligné que l'offre faite aux enseignants incluait une augmentation salariale de 12 % et un engagement à embaucher 3 000 nouveaux enseignants. Cependant, il a constaté que l'union a changé de cap, demandant maintenant des salaire plus élevés tout en souhaitant moins d'enseignants.
Le ministre a exprimé son incompréhension face au rejet de ce qu'il considère comme une proposition généreuse et compétitive. Il a également mentionné qu'aucune contre-offre n'a été faite avant l'échec des pourparlers.
Concernant une éventuelle lockout après la reprise des cours, Nicolaides a fait part de son espoir d'éviter toute perturbation du travail. Il a exhorté les dirigeants de l'union à revenir à la table des négociations pour trouver une solution. Le ministre a également critiqué le manque de transparence de l'union sur ses attentes.
Le président de l'ATA, Jason Schilling, a prévu une conférence de presse pour discuter de la situation. Lors d'un vote de grève en juin, près de 95 % des enseignants se sont déclarés favorables à des actions de grève, signalant ainsi leur mécontentement face aux conditions de travail et aux ressources disponibles.
La situation actuelle des négociations en Alberta met en lumière les tensions croissantes entre les enseignants et le gouvernement. Alors que le retour en classe approche, les inquiétudes des parents grandissent. Il est crucial que les deux parties trouvent un terrain d'entente pour garantir un environnement d'apprentissage stable pour les élèves.