
Un haut responsable de l'immigration aux États-Unis devrait quitter Minneapolis, marquant une possible évolution dans le ton de la Maison Blanche après le tir mortel d'un citoyen américain par des agents fédéraux. Cette situation a suscité de vives tensions dans la ville, notamment après la mort d'Alex Pretti.
Le départ de Gregory Bovino, commandant de la patrouille frontalière, coïncide avec l'arrivée de Tom Homan, surnommé le "tsar des frontières". Homan dirigera les efforts sur le terrain à Minneapolis suite à la confrontation qui a conduit à la mort de Pretti. Ce changement pourrait indiquer une volonté de l'administration Trump de réduire les actions fédérales plus agressives.
Bien que cette annonce ait été faite, les raids d'immigration continuent, comme le montre le suivi en ligne des opérations. Bovino était déjà critiqué pour avoir exacerbé la situation après le tir, en affirmant que Pretti avait l'intention de "massacrer" les agents fédéraux.
Le Département de la Sécurité intérieure a déclaré que les agents avaient ouvert le feu en légitime défense, affirmant que Pretti portait une arme. Cependant, des témoins et la famille de la victime contestent cette version, affirmant que Pretti tenait simplement un téléphone. Ses parents accusent l'administration de propager des "mensonges répugnants".
Avant cet incident tragique, Bovino était un acteur clé de la politique d'immigration stricte de Trump. Il était actif sur les réseaux sociaux, filmant des raids et diffusant des vidéos promotionnelles des actions de ses agents.
Malgré l'annonce du départ de certains agents, la frustration et la tension demeurent élevées parmi les résidents. George Cordero, habitant de St Paul, a exprimé la peur qui empêche les gens de travailler ou de sortir de chez eux. Pretti est le deuxième résident de Minneapolis tué par des agents fédéraux depuis leur arrivée dans l'État.
La colère se concentre sur Bovino et les agents de la patrouille frontalière, qui ont été envoyés à Minneapolis par Trump. Environ 3 000 agents d'immigration sont actuellement dans la ville, ce qui suscite des inquiétudes croissantes.
Trump a récemment discuté avec le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et le maire de Minneapolis, Jacob Frey, tous deux opposés aux efforts d'immigration. Les deux parties ont qualifié les discussions de positives, cherchant un moyen de mettre fin à leur impasse sur les expulsions. Trump a déclaré qu'il était sur la même longueur d'onde que Walz concernant les criminels à cibler.
Walz a également souligné l'importance d'une enquête indépendante sur la mort de Pretti, ce qui a été un point central de ses préoccupations. Les autorités locales ont obtenu un mandat judiciaire pour préserver les preuves sur les lieux du crime.
Les événements récents à Minneapolis mettent en lumière les tensions autour de l'immigration et des actions fédérales. Alors que des manifestations continuent et que des vigiles sont organisés pour Pretti, la situation reste instable. Les discussions entre les responsables locaux et Trump pourraient ouvrir la voie à un changement significatif dans la gestion de l'immigration dans l'État.