Audition d’un ex‑dirigeant au Tribunal suprême
Un témoin clé devant le Tribunal suprême. Ce jeudi, Enrique Martínez Torres, ancien directeur de la zone Nord de Logirail — la filiale de Renfe — est venu déposer pour expliquer ce qui s’est réellement passé autour de l’embauche controversée de Claudia Montes, connue pour avoir été « Miss Asturias ».
Les accusations et la piste du piston
L’affaire sent le piston. Le parquet anticorruption accuse Claudia Montes d’avoir été « enchufée » dans cette entreprise publique par José Luis Ábalos, personnalité politique au profil national. La convocation de Martínez Torres vise précisément à reconstituer la chaîne de décisions: qui a recruté, selon quelles procédures et si des interventions externes ont pesé sur le choix.
Deux phrases factuelles, nettes et citées: Enrique Martínez Torres est l’ancien directeur de la zone Nord de Logirail. Claudia Montes, ancienne « Miss Asturias », est accusée par le parquet anticorruption d’avoir été placée chez Logirail par José Luis Ábalos.
Ce que le témoignage peut confirmer sur Logirail
Pourquoi son témoignage compte. À la tête de la zone concernée, Martínez Torres était en position d’expliquer le fonctionnement interne de Logirail et la manière dont les postes s’y pourvoient. Ses réponses peuvent confirmer si la nomination de Montes a respecté des règles normales de recrutement ou si, au contraire, des pressions politiques ont orienté le dossier.
Rien n’a encore été tranché. Le dépôt de plainte et les accusations du parquet anticorruption ont lancé une instruction; la comparution de témoins vise à éclaircir des zones d’ombre, pas à établir une culpabilité immédiate. Les juges veulent surtout documenter les faits: échanges, ordres, et décisions formelles qui entourent cette embauche.
Scénarios possibles et suite de l’enquête
La suite reste à écrire. Si la déposition de Martínez Torres confirme une intervention politique, l’enquête pourrait élargir son périmètre. Si elle ne le confirme pas, l’affaire risque de se poursuivre sur des éléments périphériques — mails, ordres hiérarchiques, ou témoins supplémentaires. Dans les deux cas, la procédure suit son cours au Tribunal suprême, et le simple fait qu’un ex‑dirigeant de Logirail ait été entendu montre l’importance politique et judiciaire de ce dossier.
