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« Je suis en mission anti-Daech » : Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, souhaite lutter contre l'État islamique

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Priorité à la lutte contre l'État islamique

La poursuite du combat contre le groupe djihadiste État islamique (EI) est une priorité absolue pour Paris. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a souligné cette nécessité lors de sa visite en Syrie et en Irak. Il a exhorté les autorités syriennes à appliquer pleinement l’accord récemment conclu avec les Kurdes.

Barrot a déclaré : « Depuis dix ans, la France s’est battue, a combattu sans relâche et sans pitié les terroristes de Daech en Irak comme en Syrie. » Il a précisé que la lutte contre le terrorisme islamiste était l’objet principal de son déplacement, car la sécurité des Français se joue aussi dans cette région.

Rôle de l'Irak et intégration des Kurdes

Lors de ses entretiens, le ministre a mis en avant le rôle majeur de l’Irak dans la lutte contre le terrorisme. Le pays accueille plusieurs milliers de détenus enfermés dans les prisons syriennes. Sa visite coïncide avec une réunion de la coalition occidentale antidjihadiste prévue à Ryad.

Les forces kurdes, essentielles dans la lutte antidjihadiste, ont dû se retirer sous la pression de Damas. Jean-Noël Barrot a souligné l'importance de leur intégration au sein de l’armée syrienne, tout en plaidant pour une Syrie unie où l'identité des Kurdes serait reconnue.

Accord et préoccupations

À Erbil, Barrot a rencontré Nechirvan Barzani, président de la région autonome du Kurdistan, pour discuter de l’intégration des Kurdes. Il a insisté sur la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier, affirmant que la reconnaissance de l'identité kurde est essentielle pour le relèvement de la Syrie.

Le ministre a également rencontré le chef des forces kurdes, Mazloum Abdi, pour examiner les termes du traité. Bien que le ministre syrien n'ait pas commenté, le chef de la diplomatie irakienne a réaffirmé le soutien de Bagdad à l'accord, soulignant l'impact négatif de l’instabilité en Syrie sur l’Irak.

Engagement de la France envers le peuple kurde

Malgré les défis, Jean-Noël Barrot a affirmé que « la France se tient et se tiendra toujours aux côtés du peuple kurde pour qu’il soit respecté dans ses droits ». Il a ajouté que l’horizon des Kurdes de Syrie ne doit pas se limiter à leur région, mais qu'ils devraient participer pleinement à la vie politique syrienne.

Barrot a également noté que les affrontements entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS) et la menace d'une escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran motivent son déplacement dans la région.

Visite au Liban et soutien à l'armée libanaise

Jean-Noël Barrot poursuivra sa tournée au Liban, où il souhaite apporter une réassurance à des pays confrontés à des groupes alliés à l'Iran. Il a souligné la nécessité d'évoquer les défis posés par la crise autour de l'Iran avec ces pays.

À Beyrouth, il discutera de la poursuite du désarmement du Hezbollah, prévu dans l’accord de cessez-le-feu avec Israël. Barrot évoquera également la préparation d’une conférence de soutien à l’armée libanaise, prévue pour le 5 mars à Paris, visant à renforcer les capacités de cette dernière.

Conclusion

La lutte contre l'État islamique et le soutien aux Kurdes restent des enjeux cruciaux pour la France. Jean-Noël Barrot, à travers ses visites, cherche à établir des bases solides pour la paix et la sécurité dans la région. L'engagement français envers le peuple kurde et la stabilité en Irak et en Syrie est plus que jamais d'actualité.

Publié le : 6 février 2026
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