
L’histoire du cinéma est riche en films dédiés à la mode et au stylisme. Ce mercredi 18 février, la réalisatrice française Alice Winocour nous offre sa vision avec « Coutures », un film très attendu grâce à la présence de la star américaine Angelina Jolie. Le récit se déroule à Paris, durant la fashion week, et suit plusieurs personnages féminins.
Le film met en avant une réalisatrice américaine atteinte d’un cancer du sein, une jeune mannequin débutante d’Afrique de l’Est, et une maquilleuse épuisée par les défilés. Ces femmes se croisent, chacune à un carrefour de leur existence. Cependant, le film semble effleurer leur destin sans vraiment les approfondir.
En disloquant le récit entre plusieurs figures, Alice Winocour crée un effet de puzzle. Cela amène à se demander comment s’attacher à un personnage plus qu’à un autre. Au final, tout est survolé, laissant le spectateur sur sa faim.
La seule qui intrigue vraiment est Angèle, la maquilleuse brillamment interprétée par Ella Rumpf. Son parcours mériterait un film centré sur son personnage, tant son histoire semble captivante. Malheureusement, le film ne lui accorde pas suffisamment de temps à l’écran, ce qui provoque une certaine frustration.
Les autres personnages, comme Maxine, la réalisatrice jouée par Angelina Jolie, laissent un goût amer. Bien que le rôle touche à des thèmes importants, la façon dont le film aborde le sujet du cancer semble maladroite et peu respectueuse.
Ada, la jeune mannequin interprétée par Anyier Anei, peine à convaincre. Son jeu semble inspiré de son propre parcours, mais cela ne fonctionne pas. Chaque scène avec elle semble interminable, ce qui nuit à l'ensemble du film. D'autres personnages, comme la petite main d'une grande maison de couture, ajoutent des clichés sans profondeur.
Vincent Lindon fait une apparition en chirurgien, mais son personnage éphémère n'apporte pas grand-chose au récit. Ces figures secondaires semblent là pour donner une caution sociale à un film qui, en réalité, ne critique pas vraiment le monde de la mode.
Le film se termine sur une séquence de défilé spectaculaire, mais cela semble être le seul moment vraiment maîtrisé par Alice Winocour. Le chaos, bien que visuellement impressionnant, est ressenti tout au long du récit. Le spectateur se retrouve perdu dans un récit trop fabriqué.
La conclusion du film, avec sa chute grotesque, laisse un sentiment d'inachevé. Ce mélange de frustration et de rires amers fait réfléchir sur l'intention de la réalisatrice.
« Coutures » d'Alice Winocour, bien que prometteur avec son casting, ne parvient pas à captiver pleinement. Les personnages sont à peine esquissés, et le récit, trop dispersé, laisse le spectateur sur sa faim. Au final, c'est un film qui aurait pu être bien plus, mais qui se perd dans ses ambitions.