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Mojtaba Khamenei affirme que le gouvernement « reste en place »

Portrait de Mojtaba Khamenei en tenue sombre, devant un fond neutre, regard tourné vers la caméra

20 mars : escalade des attaques et incidents près d’un lieu saint

Le 20 mars, la crise au Moyen‑Orient monte d’un cran: les Émirats arabes unis et le Koweït ont annoncé répondre à des attaques de missiles, pendant que l’Arabie saoudite disait avoir intercepté plusieurs drones. Israël, de son côté, a revendiqué de nouvelles frappes contre des « infrastructures » liées aux autorités iraniennes à Téhéran, et des explosions ont été rapportées près de la muraille de la Vieille Ville de Jérusalem, à quelques centaines de mètres de la mosquée Al‑Aqsa.

Mort d’un porte‑parole et message du guide suprême à Téhéran

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé la mort de leur porte‑parole, Ali‑Mohammad Naïni, dans des frappes américano‑israéliennes. Le guide suprême Mojtaba Khamenei a fait lire un message à la télévision d’État assurant que « l’économie iranienne résiste » et que « le gouvernement reste en place ». Face aux attaques, Téhéran martèle qu’elle veut montrer sa capacité à perturber la région — une stratégie, selon un ancien ambassadeur français, destinée à « faire pression sur les opinions publiques » occidentales.

Riposte diplomatique, déclarations publiques et tensions internationales

La riposte se joue aussi sur le plan diplomatique et militaire. Jérusalem a qualifié d’« folie du régime iranien » l’impact près de la Vieille Ville; le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé « le ‘cadeau’ iranien pour l’Aïd al‑Fitr : des missiles sur (la mosquée) Al‑Aqsa ».

En parallèle, le ministre français des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot rencontrait son homologue israélien Gideon Saar à Jérusalem pour tenter d’apaiser les tensions. Aux États‑Unis, Donald Trump a fustigé les membres de l’OTAN qu’il a traités de « lâches » après leur refus de participer à une opération pour débloquer le détroit d’Ormuz, et s’est targué d’un bilan militaire spectaculaire en affirmant que « les Iraniens n’ont plus de marine » et que « 58 navires [sont] coulés en deux jours ».

Bourses en baisse et hausse des prix de l’énergie

L’escalade pèse déjà sur l’économie. Les bourses européennes ont fini en forte baisse : Paris a reculé de 1,82 %, Londres de 1,45 %, Milan de 1,97 % et Francfort est passé sous la barre des 2 % en fin de séance, pénalisées par la remontée du pétrole et du gaz et l’incertitude sur la durée du conflit. Les marchés traduisent une peur concrète : plus le conflit s’étend, plus le prix de l’énergie grimpe et plus la panique gagne les places financières.

Pas de solution simple en vue

Personne n’a de plan simple pour désamorcer la crise. Entre frappes, ripostes, déclarations tonitruantes et tentatives diplomatiques à Jérusalem et ailleurs, la région semble enfermée dans une logique d’escalade où chaque coup appelle une réponse. Les lignes sont tracées, mais l’issue est incertaine.

Publié le : 20 mars 2026
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