Tensions politiques et déclarations des grandes puissances
Treize jours après l’escalade, le conflit entre les puissances occidentales et l’Iran continue de brouiller l’horizon politique et économique du Moyen‑Orient. Le 28 février 2026 a marqué le début des opérations ; depuis, les civils payent le prix du chaos et les dirigeants multiplient les déclarations pour rassurer ou menacer. Donald Trump affirme que Téhéran est « proche de la défaite », mais sur le terrain et sur les marchés, l’inquiétude demeure.
Nomination du nouveau guide suprême et menaces sur les voies maritimes
Mojtaba Khamenei, désigné nouveau guide suprême iranien, doit enfin s’adresser à la nation. Resté invisible depuis sa nomination, il a déjà appelé à maintenir fermé le détroit d’Ormuz et demandé aux pays de la région de fermer les bases militaires américaines sur leur sol. Sa prise de parole, attendue ce jeudi 12 mars 2026, pourrait durcir encore la stratégie iranienne et amplifier les perturbations du trafic maritime.
Impact immédiat sur l’énergie et réponses nationales
Les conséquences économiques sont immédiates : les prix de l’énergie grimpent. Le baril de pétrole a franchi la barre des 100 dollars le 12 mars 2026, malgré une intervention inédite des grandes puissances pour stabiliser les marchés. En France, le gouvernement n’attend pas : Roland Lescure réunit les distributeurs pour « corriger les anomalies » de prix et limiter les effets sur les consommateurs. Mais fermer la robinetterie verbale ne suffit pas à contenir une hausse provoquée par la menace d’un blocage durable de l’un des axes pétroliers mondiaux.
Voyages contraints, coûts élevés et capacités de rapatriement
La guerre rend aussi les voyages compliqués et coûteux. Les liaisons entre l’Asie du Sud‑Est et l’Europe passent souvent par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, et ces routes sont désormais soumises à des aléas fréquents. Certains voyageurs paient jusqu’à 6 000 euros pour un billet et acceptent 40 heures de trajet pour rentrer. D’autres espèrent un rapatriement organisé par l’État, mais la capacité et la vitesse d’intervention varient selon les pays et les cas.
Facteurs déterminants et indicateurs à surveiller
La trajectoire de ces prochains jours dépendra de deux choses : la posture que prendra Mojtaba Khamenei et la capacité des grandes puissances à empêcher la guerre de transformer une crise régionale en crise énergétique mondiale. Les mouvements sur le détroit d’Ormuz et la volatilité des marchés resteront des indicateurs à suivre, parce qu’ils disent aussi l’ampleur du risque pour des millions de civils et pour l’économie globale.
Rappels factuels essentiels
La guerre a débuté le 28 février 2026. Le baril de pétrole a dépassé 100 dollars le 12 mars 2026.
