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Mort de Chloé, 14 ans, dans l'Aisne : l'ex-petit ami avoue

Portrait de Chloé, 14 ans, affiché sur une photo, avec des bougies et fleurs en hommage dans l’Aisne

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Drame à Fère‑en‑Tardenois : une collégienne poignardée

Le matin du mercredi 6 mai 2026, une collégienne de 14 ans a été retrouvée poignardée dans la rue à Fère‑en‑Tardenois (Aisne). Elle se rendait à pied au collège lorsque les gendarmes l’ont découverte "très grièvement blessée" ; elle est décédée des suites de ses blessures avant l'arrivée des secours.

Détails du meurtre et interpellation

Le mercredi 6 mai 2026, Chloé, 14 ans, a été tuée à coups de couteau à Fère‑en‑Tardenois, dans l'Aisne. Un homme de 23 ans a été interpellé le jour même à 18h05 ; il a reconnu les faits le 7 mai.

Procédure judiciaire et premiers éléments d'enquête

Les enquêteurs ont ouvert une enquête de flagrance pour "assassinat", confiée à la section de recherches d’Amiens sous l’autorité de la procureure de la République de Soissons, Laureydane Ortuno. Les premiers éléments indiquent des "multiples coups à l'arme blanche", notamment au cou, et de nombreuses auditions de l'entourage et de témoins sont en cours.

La piste d’un ex‑petit ami est au centre des investigations. Un homme de 23 ans, sans activité professionnelle et vivant chez ses parents, a été arrêté dans une commune voisine ; ses liens précis avec la victime restent à établir. Plusieurs témoins, dont des camarades de classe, assurent que la jeune fille avait récemment rompu avec lui et qu'il lui avait envoyé des messages menaçants : "si je te croise, je te tue", rapporte un ami d'enfance.

Mobilisation des forces et soutien scolaire

La réaction a été rapide et massive : plus de 85 gendarmes ont été mobilisés — section de recherches, groupement départemental, équipes cynophiles, dronistes et même une équipe du GIGN — pour retrouver l'auteur et sécuriser la zone. Au collège Anne‑de‑Montmorency, où Chloé était scolarisée en troisième, une cellule psychologique a été ouverte pour les élèves et le personnel.

Les habitants et les élèves décrivent un choc profond. "Ça aurait pu être moi", confie une camarade, qui dit désormais craindre de rester seule dehors. Le parquet assure son soutien à la famille et se dit déterminé : "Les investigations se poursuivent", a rappelé la procureure. Ce dossier reste en construction : de nombreuses vérifications techniques et recoupements testimoniaux doivent encore être menés pour préciser les motifs, le déroulé exact des faits et l'implication précise de l'interpellé.

Publié le : 7 mai 2026
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