
Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI et fondateur de la Jeune Garde, figure parmi les cinq interpellations suite à la mort de Quentin Deranque. La police de Lyon a procédé aux premières arrestations cinq jours après le lynchage mortel du militant nationaliste de 23 ans. L’enquête est désormais requalifiée en « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ».
Quentin Deranque accompagnait des militantes identitaires du collectif Nemesis pour assurer leur sécurité lors d'une manifestation contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-po Lyon. Le collectif a rapidement pointé du doigt la responsabilité de la Jeune Garde, une organisation se présentant comme « antifasciste » et fondée en 2018 par Raphaël Arnault.
Nemesis a affirmé que Jacques-Elie Favrot faisait partie des agresseurs de Quentin à Lyon. Dans un communiqué, Favrot a nié « formellement être responsable de ce drame » et a annoncé son retrait de ses fonctions pendant l’enquête.
Son avocat, Me Bertrand Sayn, a déclaré que Favrot était menacé de mort par l’extrême droite à travers le pays et en Europe. Il a ajouté qu'il ne pouvait pas exercer ses fonctions dans de telles conditions. Lundi, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a suspendu l’accès à l’Hémicycle pour Favrot.
Au moins deux autres interpellés sont membres de la Jeune Garde, selon des sources proches du dossier. Adrian B., un jeune homme, est considéré comme un militant actif du collectif antifa créé par Arnault, tandis que Robin C. est un membre historique de l’organisation lyonnaise.
Pour l’instant, le procureur de Lyon, Thierry Dran, n’a pas précisé l'implication des personnes interpellées dans la mort de Quentin Deranque. Selon des sources concordantes, plusieurs jeunes hommes soupçonnés d’avoir participé au lynchage ont été identifiés par les services de la police judiciaire lyonnaise.
Les enquêteurs disposent de plusieurs vidéos des événements survenus jeudi soir lors de la conférence de Rima Hassan à l’Institut d’étude politique de Lyon. Ces éléments pourraient s’avérer cruciaux pour faire avancer l’enquête.
La situation autour de la mort de Quentin Deranque soulève de nombreuses questions. Les arrestations de membres de la Jeune Garde et l'implication de Jacques-Elie Favrot ajoutent à la complexité de ce drame. L’enquête se poursuit, et il est essentiel de suivre l’évolution des événements pour comprendre pleinement ce qui s’est passé.