
Des centaines de rassemblements sont prévus ce week-end à travers les États-Unis. Ces manifestations visent à dénoncer les méthodes de la police fédérale de l’immigration, l’ICE. Cet élan de contestation fait suite au tir mortel d’un agent de l’ICE sur une femme de 37 ans à Minneapolis.
Le slogan « ICE, dehors pour de bon » résonne fortement, notamment en raison du nom de la victime, Renee Nicole Good. Les appels à manifester sont largement relayés par le mouvement « No Kings », qui regroupe des organisations de gauche opposées à Donald Trump.
Alissa Washington, participante à un rassemblement à Minneapolis, dénonce les actions des agents de l’ICE. Selon elle, ces actions terrorisent les communautés sous prétexte de faire respecter la loi. « Ce qu’ils font n’a rien à voir avec la sécurité », affirme-t-elle. Pour elle, c'est une question de peur et de violence.
Drew Lenzmeier, un autre manifestant, exprime son inquiétude quant à la direction que prend le pays. Il se sent comme si l’administration Trump opérait dans un contexte de dictature autoritaire. « Il est temps que ça s’arrête », conclut-il avec force.
La mort de Renee Nicole Good a suscité une forte émotion à Minneapolis, une ville traditionnellement démocrate. Les circonstances de son décès sont controversées. Selon le gouvernement, le policier a tiré en état de légitime défense alors qu’elle tentait de le renverser avec son véhicule.
Pour soutenir cette version, l'administration a diffusé une vidéo prise par l'agent Jonathan Ross. Cette vidéo montre la voiture de la victime et les événements qui ont conduit à la fusillade. Toutefois, des experts soulignent que l'utilisation d'un téléphone portable pour enregistrer la scène pourrait avoir compromis la réaction de l’agent.
Les élus démocrates expriment leur préoccupation face à l'enquête. Ils déplorent que les enquêteurs locaux aient été écartés au profit du FBI. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, souligne que le fait que le ministère de la Justice ait déjà tiré des conclusions est profondément préoccupant.
Patrick O’Shaughnessy, un habitant de 43 ans, partage ce sentiment. Il remet en question la transparence de l’enquête lorsque le FBI refuse de partager des preuves avec les autorités locales. Cela alimente un climat de méfiance parmi les citoyens.
Selon le média The Trace, Renee Nicole Good est la quatrième personne tuée par des agents fédéraux de l’immigration depuis le début de la politique d'expulsion de l’administration Trump. Ce chiffre souligne l’ampleur des violences liées à cette politique.
De plus, deux personnes ont été blessées à Portland lors d’un contrôle routier par la police fédérale. Ces incidents soulignent les préoccupations croissantes concernant les méthodes utilisées par l’ICE et les forces de l’ordre fédérales.
Les manifestations contre l’ICE révèlent un profond mécontentement face aux actions des agents fédéraux. Les citoyens et les élus demandent une enquête transparente et un respect des droits humains. La tragédie de Renee Nicole Good est devenue un symbole des dérives de la lutte contre l’immigration illégale aux États-Unis.