
La situation en Iran est marquée par une dure répression des manifestations récentes. Des milliers de morts sont signalés, selon des experts et des groupes de défense des droits humains. Cependant, les bilans varient énormément, certains estimant jusqu'à 20 000 morts. Ces différences sont dues à la difficulté de réaliser un décompte précis des victimes, exacerbée par une coupure d'internet imposée par les autorités.
À ce stade, les chiffres publiés ne reflètent qu'un minimum de cas vérifiés. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a confirmé la mort de 3 428 manifestants tués par les forces de sécurité. Ce bilan repose sur des informations provenant de sources indépendantes et du ministère de la Santé.
Malgré le bilan de 3 428, IHR prévient que le nombre réel de victimes est probablement bien plus élevé. Les estimations varient entre 5 000 et 20 000 morts, en raison des difficultés de vérification causées par la coupure d'internet. Au 15 janvier, Human Rights Activists in Iran (HRANA) a confirmé 2 677 décès et enquêtait sur 1 693 autres cas.
HRANA a également signalé 2 677 personnes grièvement blessées. Selon Iran International, une chaîne d'opposition, au moins 12 000 personnes auraient été tuées, principalement lors des manifestations des 8 et 9 janvier, citant des sources gouvernementales.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a minimisé les chiffres, déclarant que la mobilisation avait causé des centaines de morts. Il a qualifié les autres estimations d’exagération et a dénoncé une campagne de désinformation. Les autorités n'ont pas publié de bilan global récent, mais ont signalé des dizaines de morts parmi les forces de sécurité.
Les funérailles des membres des forces de sécurité sont devenues des rassemblements de masse, illustrant la tension dans le pays. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a exprimé son horreur face à la violence contre les manifestants.
Amnesty International a qualifié la situation de massacre, affirmant que le bilan avait atteint 2 000 morts selon les autorités. Cependant, de nombreuses ONG avancent des chiffres bien plus élevés. Human Rights Watch a déclaré que des milliers de manifestants et de passants auraient été tués, soulignant que les restrictions de communication ont dissimulé l'ampleur des atrocités.
À Genève, un porte-parole de l'ONU a indiqué qu'ils restaient en contact avec plusieurs organisations, dont IHR. Ils reçoivent des informations sur un nombre de morts élevé, dépassant celui des manifestations précédentes, indiquant ainsi des niveaux de violence inédits.
La situation en Iran est tragique et complexe, avec des chiffres de morts qui varient considérablement. Les difficultés de communication et la répression sévère rendent la vérification des faits presque impossible. Les organisations de défense des droits humains continuent de travailler pour établir un bilan précis, mais les défis restent nombreux.