BUENODIA

3 morts suspectes d’hantavirus sur un navire de croisière

Navire de croisière à quai, ponts et cabines visibles, évoquant 3 morts suspectes d’hantavirus à bord

Trois décès et cas suspects signalés par l’Organisation mondiale de la santé

Trois passagers d’un navire de croisière ont succombé à une infection suspectée d’hantavirus, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé. Une des infections a été confirmée en laboratoire; cinq autres cas sont suspectés, dont un patient en réanimation en Afrique du Sud.

Itinéraire du navire et situation à bord

Le MV Hondius transportait environ 150 passagers de différentes nationalités. Le MV Hondius avait quitté Ushuaia, en Argentine, il y a environ trois semaines et faisait escale en Antarctique, aux îles Falkland, à la Géorgie du Sud, à Nightingale, à Tristan da Cunha, à Sainte-Hélène, à l’Ascension et au Cap-Vert avant de viser les Canaries. Trois personnes sont décédées; une infection a été confirmée en laboratoire et cinq autres cas demeurent suspects.

Prise en charge médicale et déclarations officielles sud-africaines

Les autorités sud-africaines ont précisé que plusieurs passagers ont été admis dans des établissements médicaux après des “complications graves liées à une infection respiratoire aiguë non diagnostiquée”, selon Foster Mohale, porte-parole du ministère national de la Santé. Un homme de 70 ans présentait fièvre, maux de tête, douleurs abdominales et diarrhée avant que son état ne requière des soins hospitaliers. L’opérateur du navire n’était pas joignable au moment des premières communications publiques.

Ce qu’est l’hantavirus et les enquêtes lancées

L’hantavirus est un groupe rare de virus transmis par des rongeurs; il peut provoquer des formes sévères chez l’humain, en particulier des syndromes pulmonaires ou rénaux selon les souches. L’OMS et les autorités sud-africaines ont lancé des enquêtes pour confirmer l’origine des cas, retracer les contacts et déterminer si d’autres passagers ou membres d’équipage sont à risque.

Mesures d’enquête, prise en charge et implications pour les voyages longue distance

Les enquêteurs privilégient l’isolement des cas, l’identification des personnes exposées et des tests de laboratoire pour arrêter toute chaîne de transmission possible. Les autorités sanitaires locales ont pris en charge les malades à terre, et des équipes épidémiologiques travaillent à clarifier si les infections ont été contractées à bord ou durant une escale. L’OMS n’a pas précisé l’identité des victimes ni leur pays d’origine.

Cette série de cas rappelle la vulnérabilité des voyages longues distances: des personnes de pays différents se retrouvent exposées aux mêmes risques et peuvent importer des agents infectieux vers des systèmes de santé éloignés. Les enquêtes en cours détermineront si l’épidémiologie confirme une épidémie liée au voyage ou des cas isolés.

Publié le : 4 mai 2026
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