
Ce vendredi, des représentants de l'Ukraine, de la Russie et des États-Unis se sont réunis pour relancer les discussions visant à mettre fin à près de quatre ans de conflit. Ce sommet s'est tenu à Abu Dhabi, peu après la rencontre entre l'envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et le président russe, Vladimir Putin.
Les discussions devraient principalement porter sur le statut de la région orientale du Donbass. Le président ukrainien, Vlodimir Zelenski, a souligné l'importance de cette question, déclarant que la situation du Donbass serait au cœur des débats. Ce sommet est le premier de ce type depuis le début de l'invasion à grande échelle par la Russie.
Les délégations ne sont pas arrivées à Abu Dhabi dans les mêmes conditions. Les États-Unis ont envoyé Witkoff accompagné de Jared Kushner, qui avaient préparé le terrain avec Putin à Moscou. Le Kremlin a noté que les Américains avaient beaucoup contribué à la préparation des discussions sur la sécurité.
Le Kremlin a aussi précisé qu'il pourrait continuer les opérations militaires si aucun accord diplomatique satisfaisant n'était atteint. Du côté russe, la délégation est dirigée par Igor Kostyukov, le sous-chef d'état-major, et inclut Kirill Dmitriev, un investisseur. L'Ukraine, quant à elle, est représentée par des figures ayant participé à des négociations antérieures.
Parmi eux, on trouve Rustem Umerov, le chef du Conseil de sécurité nationale et de défense, et d'autres responsables clés. Zelenski a exprimé ses espoirs concernant ces discussions, tout en reconnaissant que beaucoup de choses peuvent encore se produire.
Malgré les pourparlers diplomatiques, la Russie maintient la pression militaire sur l'Ukraine. Des attaques nocturnes persistantes ont causé la mort d'au moins quatre personnes, dont un enfant de cinq ans, à Kramatorsk. Les forces armées ukrainiennes ont signalé des impacts de drones dans plusieurs régions du pays.
Les attaques répétées sur les systèmes de chauffage des villes ukrainiennes ont mis les autorités dans une situation difficile. Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a déclaré que près de 1.940 bâtiments restaient sans chauffage après des frappes russes, incitant les habitants à quitter la capitale.
Klitschko a décrit la situation comme étant extrêmement difficile, avec un risque d'aggravation. Il a exhorté ceux qui le pouvaient à quitter la ville pour se rendre dans des endroits où ils pourraient trouver de l'électricité et du chauffage. Son message sur les réseaux sociaux a mis en lumière les défis auxquels fait face la population ukrainienne en cet hiver rigoureux.
Les négociations en cours à Abu Dhabi représentent un moment crucial dans la quête de la paix en Ukraine. Cependant, la réalité sur le terrain reste complexe et dangereuse. Les espoirs de Zelenski et des autres responsables doivent être tempérés par les défis persistants, tant diplomatiques que militaires.