
Les remous de l’affaire Morandini continuent d’agiter CNews. Après Sonia Mabrouk, c’est désormais au tour de Pascal Praud de prendre ses distances avec son collègue. Ce dernier a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour corruption de mineurs, une décision validée par la Cour de cassation.
Dans un tweet publié le 24 janvier, Pascal Praud a souhaité clarifier une citation attribuée par Le Monde. Il a aussi affiché son soutien à Sonia Mabrouk, en déclarant : « J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles ». Ces mots montrent un engagement fort sur le sujet.
Pascal Praud a souligné son engagement contre les violences sexuelles et les comportements sexistes. Il a déclaré : « Chacun a pu entendre sur l’antenne de CNews que je me suis toujours engagé contre ces violences ». Sa position claire vise à rappeler l’importance de soutenir les victimes.
Il a également mentionné que CNews est la chaîne de la liberté d’expression. En parlant de transparence, il a voulu montrer qu’il n’hésiterait pas à exprimer ses opinions, même dans un contexte difficile. Ce soutien à Sonia Mabrouk renforce la nécessité d’une discussion ouverte sur ces sujets sensibles.
La prise de position de Mabrouk a suscité un malaise au sein de la chaîne. Un membre de la galaxie Bolloré a confié que la situation était « indéfendable et honteuse ». Cette réaction met en lumière les tensions internes concernant le maintien de Morandini à l’antenne.
Un autre employé a exprimé des inquiétudes sur l’image de la chaîne, affirmant que cela entachait tous les visages de CNews. La situation est délicate, car le traitement de certains thèmes pourrait être compromis par cette affaire.
La direction de CNews reste ferme sur sa position après la décision de la Cour de cassation. Elle a déclaré que « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ». Cette décision suscite des interrogations quant à la stratégie de la chaîne.
Morandini, de son côté, a indiqué qu’il envisageait de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Cela souligne la complexité de la situation et les implications potentielles pour CNews et ses animateurs.
Canal +, en maintenant Morandini, semble revenir sur son engagement pris il y a dix ans. En effet, un communiqué de 2016 affirmait que « en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini quitterait le groupe sans indemnités ». Cette promesse pourrait avoir des conséquences sur la perception du groupe audiovisuel.
La situation actuelle soulève des questions sur l’avenir de CNews et ses animateurs. Les choix faits par la direction auront un impact sur la réputation de la chaîne et sur la confiance du public.
L’affaire Morandini continue de créer des tensions au sein de CNews. Les prises de position de Pascal Praud et Sonia Mabrouk mettent en lumière des enjeux cruciaux liés aux violences sexuelles et à la liberté d’expression. La direction de CNews doit naviguer avec prudence pour maintenir la crédibilité de la chaîne tout en respectant les engagements pris dans le passé.