
Le mpox, causé par un virus de la même famille que celui de la variole, n’est plus considéré comme une « urgence de santé publique » en Afrique. Cette annonce a été faite par l’agence de santé de l’Union africaine, qui a souligné la baisse significative des cas et des décès sur le continent. Le mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe, se manifeste principalement par une forte fièvre et des lésions cutanées.
Selon l’agence Africa CDC, entre le début et la fin de l’année 2025, le nombre de cas suspects a diminué de 40 % et celui des cas confirmés de 60 %. Cette information a été communiquée dans un communiqué envoyé à l’AFP, où le président Jean Kaseya a annoncé la levée de l’état d’urgence de santé publique.
En 2024, l’agence avait signalé un nombre alarmant de 80 276 cas suspects et 1 340 décès, ce qui représente plus de cinq fois le nombre de cas et deux fois le nombre de décès par rapport à la même période en 2023. Cette situation a conduit l’Africa CDC à émettre un appel à la vigilance, malgré la levée de l’urgence.
Plus de cinq millions de doses de vaccins ont été déployées dans 16 pays africains pour lutter contre la propagation de la maladie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également noté que 78 % des cas mondiaux de mpox ont été enregistrés en Afrique, mettant en lumière l'ampleur de la crise sur le continent.
Entre janvier 2025 et janvier 2026, environ 44 500 cas ont été recensés dans 29 pays africains, avec 198 décès rapportés. Les pays les plus touchés incluent la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée et Madagascar. Ces chiffres soulignent l'importance d’une réponse coordonnée pour gérer cette épidémie.
En septembre 2025, l’OMS a annoncé que le mpox n’était plus une urgence de santé internationale. Cependant, cette décision ne doit pas masquer la nécessité de continuer à surveiller la situation de près, surtout dans les régions les plus affectées.
Identifiée pour la première fois en RDC en 1970, la maladie est restée longtemps circonscrite à une dizaine de pays africains. Elle se divise en deux sous-types, clade 1 et clade 2. Le virus, autrefois endémique en Afrique centrale, a commencé à se propager au-delà des frontières en mai 2022 avec l’émergence du clade 2.
Cette propagation a principalement touché les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, ce qui a soulevé des inquiétudes sur la transmission et la gestion de la maladie. Il est essentiel de continuer à sensibiliser les populations et à renforcer les mesures de prévention.
En conclusion, bien que le mpox ne soit plus une urgence de santé publique en Afrique, la vigilance reste de mise. Les efforts de vaccination et de sensibilisation doivent se poursuivre pour éviter une nouvelle flambée. La situation actuelle souligne l’importance d’une réponse rapide et efficace face aux épidémies de santé publique.