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Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire en tête au 1er tour

Emmanuel Grégoire s’exprime devant des micros à Paris, avec la mairie en arrière-plan.

Un nouveau sondage place Grégoire en tête à Paris, mais le verdict reste ouvert

À un peu moins de deux semaines du premier tour, l’écart entre les favoris se creuse : Emmanuel Grégoire recueille 35 % des suffrages au premier tour, selon un sondage rendu public le 3 mars, tandis que Rachida Dati obtient 27 % dans cette enquête Ipsos‑BVA pour Ici Paris Île‑de‑France.

Un avantage marqué, pas une certitude

Cette avance nette ne fait pas pour autant du premier favori un vainqueur assuré : ainsi l’analyse d’Ipsos‑BVA relativise l’importance des dynamiques propres aux têtes de liste au profit des jeux d’alliances. Selon Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à Ipsos‑BVA : « tout peut arriver, mais ce sera plus du fait des qualifications au second tour et de logiques d’alliances que de dynamiques propres à Emmanuel Grégoire et Rachida Dati ». Autrement dit, le premier tour dessine des positions, mais ce sont les accords entre listes qui façonneront le verdict des 15 et 22 mars.

Ce que disent les chiffres

Les deux favoris et l’effet de l’union de la gauche

La liste de la gauche unie — Socialistes, écologistes, PCF, Place Publique et L’Après — gagne trois points par rapport au sondage de mi‑décembre et atteint désormais 35 %, ce qui profite clairement à Emmanuel Grégoire. De son côté, la liste conduite par Rachida Dati, soutenue par LR, le MoDem et l’UDI, se maintient autour de 27 %, une stabilité qui ne suffit pas à inverser l’écart mais qui invite à la prudence quant à l’issue finale.

La bataille pour les places suivantes

Derrière les deux favoris, la course est resserrée et décide en partie du rapport de forces pour le second tour : Pierre‑Yves Bournazel, soutenu par Horizons et Renaissance, est crédité de 11,5 % (contre 14 % en décembre) et fait jeu égal avec sa concurrente d’extrême droite, Sarah Knafo, qui progresse par rapport aux 7 % mesurés en décembre avant l’officialisation de sa candidature.

Plus bas dans l’échiquier, Sophia Chikirou, pour La France Insoumise, tombe de trois points mais reste à 10 %, un score qui lui permettrait théoriquement de se maintenir au second tour ; Thierry Mariani, tête de liste du Rassemblement national, glisse à 4 %. Enfin, Marielle Saulnier (Lutte ouvrière) et Blandine Chauvel (NPA‑Révolutionnaires) ferment la marche à 1,5 % chacune.

Ce que cela change pour le second tour

Comme lors des précédentes enquêtes, cinq candidats atteindraient la barre des 10 % et pourraient se maintenir au second tour, mais Ipsos‑BVA n’a pas testé les intentions de vote au second tour dans cette enquête, contrairement à d’autres instituts. En conséquence, si certains sondages extérieurs prévoient un duel très serré entre les deux favoris, il faut garder en tête que l’arithmétique des alliances et les reports de voix seront déterminants.

Méthodologie

L’enquête a été réalisée en ligne du 20 au 28 février auprès d’un échantillon de 800 habitants de la capitale inscrits sur les listes électorales, représentatif de la population parisienne.

À quinze jours du premier tour, le sondage clarifie des tendances mais laisse intacte la part d’incertitude qui dépendra surtout des jeux d’alliances et des stratégies qui se noueront entre les deux tours.

Publié le : 4 mars 2026
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