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Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire en tête au 1er tour

Emmanuel Grégoire en gros plan lors d’un meeting à Paris, micro en main, devant des drapeaux et une foule

La gauche en tête mais le scrutin parisien reste indécis

Alors que la campagne bat son plein pour les municipales à Paris, un sondage publié le 4 mars 2026 conforte une avance pour la gauche rassemblée mais rappelle que rien n’est joué : selon Ipsos‑BVA, la liste conduite par Emmanuel Grégoire disposerait d’un avantage sensible au premier tour, sans pour autant disposer d’une victoire assurée.

Concrètement, la gauche unie obtiendrait 35 % des voix au premier tour, tandis que la liste conduite par Rachida Dati recueillerait 27 %. Ces chiffres donnent une photographie utile de l’état des forces à une dizaine de jours du premier rendez‑vous électoral.

Un scénario à plusieurs têtes : cinq listes au‑dessus du seuil

Ce n’est pas une déclaration de victoire, simplement une marge utile : le sondage, réalisé à une dizaine de jours du premier tour programmé le 15 mars et du second tour le 22, montre que cinq listes atteignent ou dépassent le seuil des 10 %, ce qui les rend aptes à se maintenir. Ainsi, l’issue dépendra moins d’une dynamique purement bilatérale que de la manière dont se noueront les alliances entre ces prétendants.

Pourquoi ces seuils changent la donne

En effet, la présence de plusieurs listes autour du seuil ouvre la porte à des recompositions entre les deux tours : si des listes du centre, des écologistes ou de l’extrême droite parviennent à franchir les 10 %, elles pourraient redistribuer complètement les cartes et modifier la trajectoire entre le 15 et le 22 mars.

Progression, stabilités et lectures du sondage

Sur le plan des soutiens, Emmanuel Grégoire bénéficie d’un rassemblement large — PS, Les Écologistes, PCF, Place Publique et L'Après — et progresse : sa liste gagne trois points depuis la mi‑décembre, avant l’accord d’union de la gauche. De son côté, la liste soutenue par Rachida Dati et rassemblant Les Républicains, le MoDem et l’UDI reste stable à 27 %.

Interrogé sur la portée de ces chiffres, Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion chez Ipsos‑BVA, livre une lecture nette : « Tout peut arriver, mais ce sera plus du fait des qualifications au second tour et de logiques d'alliances que de dynamiques propres à Emmanuel Grégoire et Rachida Dati. » Cette formule souligne combien l’issue dépendra des jeux d’alliances plus que d’une poussée unilatérale.

Pareil avantage pour la gauche est précieux sur le plan de l’image et du récit de campagne, mais il n’offre aucune garantie pour le second tour : si plusieurs listes s’accrochent autour du seuil des 10 %, elles pourraient infléchir le résultat final et contraindre les têtes de liste à renégocier leurs stratégies.

En somme, le sondage montre une avance réelle pour la gauche rassemblée, mais rappelle surtout que, à Paris, la course reste ouverte — et que le 22 mars dépendra avant tout des recompositions entre les deux tours.

Publié le : 4 mars 2026
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