
Le 2 février marque le début officiel de la campagne électorale pour les élections municipales, avec le premier tour prévu le 15 mars. À 41 jours de cette échéance cruciale, des règles strictes entrent en vigueur pour garantir l’équité du processus démocratique. L'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) a récemment présenté ses directives.
L'Arcom s'engage à être vigilant sur le pluralisme politique. Catherine Jentile de Canecaude, membre du collège de l'Arcom, a souligné l'importance croissante de ces règles. « On voit dans notre monde en pleine ébullition à quel point ces règles, parfois considérées comme archaïques, sont de plus en plus nécessaires », a-t-elle déclaré.
Martin Ajdari, président de l'Arcom, a également mis l'accent sur le cadre régulateur. Celui-ci vise à protéger les médias audiovisuels des désordres informationnels et de la polarisation, tout en respectant leur liberté éditoriale.
Les règles établies permettent de veiller à l'équité des temps de parole des candidats et de leurs soutiens. Les médias doivent garantir un accès équitable à l'antenne pour tous les partis. L'Arcom précise que les chaînes doivent fournir des relevés des temps de parole toutes les deux semaines, à partir du 16 février.
En cas de déséquilibre, l'Arcom interviendra, et des mesures plus strictes pourraient être prises. Les compteurs seront remis à zéro après le premier tour, le 15 mars, afin de garantir la transparence.
Le principe d'équité ne signifie pas une égalité stricte, mais une proportionnalité basée sur des indicateurs. L'Arcom tiendra compte de la représentativité des listes de candidats, en fonction des résultats précédents. Cela s'applique à la fois au niveau local et national.
Cette approche garantit que l'exposition médiatique des candidats est proportionnée à leur poids réel dans l'électorat. Ainsi, l'équité est respectée tout en tenant compte des réalités politiques.
Une règle importante est l'instauration d'une période de réserve dès le samedi à minuit, veille de chaque scrutin. Pendant cette période, aucune diffusion de sondages ou de résultats n'est autorisée. Des images peuvent être montrées, mais aucun son ou interview ne peut être diffusé.
Les premières estimations des résultats ne seront disponibles qu'à partir de 20 heures, heure de métropole, chaque dimanche de vote. Les réseaux sociaux, bien qu'ils ne soient pas soumis aux mêmes règles, doivent respecter un silence électoral 48 heures avant le scrutin.
L'Arcom, en tant que gendarme de l'audiovisuel français, possède des outils pour intervenir en cas de non-respect des règles. Cela va des simples demandes de correction aux sanctions. Martin Ajdari a affirmé que l'objectif est d'intervenir avant le scrutin pour protéger la liberté de communication, qui est primordiale en période électorale.