
À l'approche des élections municipales, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a exprimé des critiques sévères envers ses potentiels alliés. Lors de son intervention sur Radio J le 25 janvier, elle a mis en lumière les tensions au sein de la droite parisienne. Sa cible principale a été Pierre-Yves Bournazel, candidat soutenu par Renaissance et Horizons.
Rachida Dati a affirmé que l'objectif de Bournazel était de la faire échouer. Elle a également accusé l'ancien Premier ministre Édouard Philippe de favoriser une alliance avec la gauche extrême, ce qui, selon elle, pourrait mener à une victoire de cette dernière en 2027. Sa critique vise à souligner l'importance de l'unité au sein de la droite et du centre.
Dans ses déclarations, Dati a qualifié le choix d'Édouard Philippe de regrettable, affirmant qu'il devrait rendre des comptes aux électeurs. Elle a dénoncé la candidature de Bournazel comme une entrave à l'alternance à Paris, soulignant les conséquences potentielles d'une fragmentation du vote à droite.
Elle a également évoqué sa décision de démissionner de son poste au gouvernement avant le premier tour, qualifiant sa candidature de « témoignage ». Cette position met en lumière les défis auxquels elle fait face après son échec contre Anne Hidalgo en 2020.
Rachida Dati ne s'est pas arrêtée là. Elle a également pointé du doigt son principal adversaire à gauche, Emmanuel Grégoire, l'accusant de s'allier avec des personnalités controversées. Elle a mentionné Danielle Simonnet, ancienne membre de La France insoumise, en lien avec des accusations d'antisémitisme.
Cette accusation vise à affaiblir la crédibilité de Grégoire, qui bénéficie du soutien du PS, du PCF et des Écologistes. Dati a exprimé son inquiétude quant à la direction que prend la gauche à Paris, soulignant l'importance des valeurs qu'elle défend.
Selon un sondage Ifop, Rachida Dati pourrait arriver légèrement derrière Emmanuel Grégoire au premier tour avec 28 % des intentions de vote. Bournazel se positionne en troisième place avec 14 %. Ces chiffres révèlent un scrutin incertain, avec des possibilités de configurations variées au second tour.
En cas de duel direct entre Dati et Grégoire, les deux candidats seraient à égalité à 50 %. Cela souligne l'importance des stratégies de campagne et des alliances potentielles pour déterminer l'issue de cette élection cruciale.
Les élections municipales à Paris s'annoncent comme un véritable test pour les différentes factions politiques. Rachida Dati, avec ses critiques acerbes et sa volonté de rassembler la droite, tente de se positionner en leader. Les enjeux sont élevés, et chaque mouvement stratégique pourrait influencer le résultat final.