
La mission très attendue de la NASA vers la Lune, prévue pour le 6 mars, est désormais "hors de considération". Cela fait suite à la découverte de plusieurs problèmes de dernière minute lors des vérifications de routine qui empêcheraient le lancement. Le vendredi, l'agence spatiale a indiqué que sa mission Artemis II, qui enverra des astronautes sur la Lune pour la première fois en 50 ans, pourrait être lancée dans quelques semaines.
Cependant, le responsable de la NASA, Jared Isaacman, a annoncé samedi que des contretemps nécessiteraient des travaux d'entretien supplémentaires. Quatre astronautes se préparent pour un voyage de 10 jours vers la face cachée de la Lune et retour, marquant le voyage le plus éloigné de l'humanité dans l'espace. Isaacman a reconnu que "les gens sont déçus par ce développement", après près de 50 heures de vérifications jeudi qui n'avaient révélé aucun défaut.
La NASA était presque certaine que sa "répétition humide" avait été un succès, menant l'équipe à annoncer que le lancement pourrait avoir lieu dès le 6 mars. Cependant, dans la nuit de vendredi, des ingénieurs ont observé une interruption dans le flux d'hélium nécessaire aux opérations de lancement. Cette perturbation est considérée comme un problème technique sérieux, selon la NASA.
Ce test était la deuxième tentative des scientifiques pour une répétition au Centre spatial Kennedy en Floride, après avoir résolu des problèmes antérieurs avec des filtres et des joints qui avaient entraîné des fuites d'hydrogène. Le fusée a été alimentée avec environ 730 000 gallons de propulseur sur plusieurs heures jeudi, l'équipe affirmant que la simulation ressemblait à "un grand pas vers notre droit de voler".
Les missions spatiales sont souvent parsemées de contretemps, a déclaré Isaacman, en soulignant que la mission Gemini 8 de Neil Armstrong en 1966 s'était terminée prématurément à cause d'un problème technique, avant son atterrissage historique sur la Lune trois ans plus tard. Trois astronautes américains, Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que l'astronaute canadien Jeremy Hansen, sont prêts à décoller dans la méga fusée lunaire.
Cette mission leur permettra d'étudier la surface de la Lune de près pendant plusieurs heures. Si elle réussit, elle ouvrira la voie à Artemis III, qui verra des astronautes poser le pied sur la Lune pour la première fois depuis 1972. La NASA prévoit que l'atterrissage aura lieu d'ici 2028, bien qu'elle admette que ce calendrier pourrait être ambitieux.
Le retard de la mission lunaire de la NASA souligne les défis complexes des voyages spatiaux. Bien que des problèmes aient surgi, l'agence reste déterminée à mener à bien ses objectifs. La mission Artemis II représente un pas important vers le retour des humains sur la Lune, et l'espoir demeure que les prochaines étapes seront franchies avec succès.