
Plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs autres enlevées dans un village de l’ouest du Nigeria, selon un rapport de la police. Les assaillants, qualifiés de « bandits », ont attaqué le village de Kasuwan Daji, incendiant un marché et pillant des boutiques à la recherche de nourriture. Cet événement tragique souligne la situation sécuritaire précaire dans le pays.
Les faits se sont déroulés samedi soir dans le district de Kabe, dans l'État du Niger. Les assaillants ont mené une attaque brutale, causant la mort de plus de 30 victimes et enlevant d'autres personnes. Selon le porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, des terroristes pourraient être responsables, ayant fui des zones affectées par des frappes aériennes américaines.
Le président nigérian, Bola Tinubu, a ordonné aux forces de sécurité de traquer les assaillants rapidement. Il a déclaré que ceux qui soutiennent ces actes seront également poursuivis en justice. Cette réponse montre l'urgence de la situation et la volonté du gouvernement d'agir face à cette violence.
Des images et vidéos postées en ligne montrent que certaines victimes avaient les mains liées au moment de leur décès. L’Église catholique locale a rapporté un bilan de plus de 40 morts, supérieur à celui communiqué par la police. Le diocèse de Kontagora a souligné que les bandits ont agi sans aucune présence sécuritaire pendant des heures.
Le ministre de l’Information, Mohammed Idris, a réagi en affirmant que les victimes étaient des commerçants, fermiers, parents et écoliers, sans distinction de religion. Cette attaque rappelle que la violence au Nigeria touche aussi bien les chrétiens que les musulmans, malgré les accusations récentes sur une prétendue persécution ciblée.
Les gangs criminels, souvent appelés « bandits » par les populations locales, se livrent régulièrement à des actes de violence, de pillage et d’enlèvements. L'État du Niger a été particulièrement touché ces derniers mois, avec des attaques fréquentes dans la région. La situation sécuritaire est aggravée par des conflits entre agriculteurs et éleveurs, ainsi qu'une insurrection djihadiste persistante dans le nord-est.
La veille de Noël, une autre tragédie a eu lieu lorsque un kamikaze a tué au moins cinq personnes dans une mosquée de l'État de Borno, illustrant la complexité des défis sécuritaires auxquels le Nigeria fait face. Les États-Unis ont critiqué l'incapacité du Nigeria à endiguer ces violences, tandis que le gouvernement nigérian rejette ces accusations.
En réponse à cette crise, le président Bola Tinubu a promis une refonte de la sécurité nationale lors de la présentation du budget 2026. Il a alloué une part importante des dépenses à la défense, signalant une volonté de renforcer les capacités de sécurité du pays. Cette décision intervient après la nomination d'un nouveau ministre de la Défense.
Les récents événements montrent que la lutte contre la violence au Nigeria est loin d'être terminée. Le gouvernement doit faire face à des défis complexes pour assurer la sécurité de ses citoyens. La communauté internationale continue de suivre de près la situation, espérant des solutions durables.
La tragédie survenue à Kasuwan Daji met en lumière les défis sécuritaires majeurs auxquels le Nigeria est confronté. Les attaques de gangs criminels, les enlèvements et les violences intercommunautaires soulignent l'urgence d'une réforme sécuritaire efficace. Le gouvernement doit agir rapidement pour protéger ses citoyens et restaurer la paix dans le pays.