Ignacio Monllau Medina, un jeune commerçant de 25 ans, est le treizième prisonnier politique espagnol sous le régime de Nicolás Maduro. Il est incarcéré depuis février, accusé de manière fausse de conspiration. Son arrestation est liée à son nom figurant dans le téléphone d'un dirigeant de l'opposition, ce qui a conduit à son incarcération.
Monllau a été arrêté par le SEBIN et transféré à la prison du Helicoide, connue pour être l'un des pires centres de torture en Amérique Latine. Il a ensuite été déplacé vers une autre prison. Cette situation souligne l'arbitraire dont souffrent de nombreux prisonniers politiques au Venezuela.
Rocío San Miguel, figure emblématique de la société civile, est également incarcérée au Helicoide depuis 14 mois. Son procès a été suspendu à plusieurs reprises, ce qui reflète la manipulation judiciaire qui sévit dans le pays. La dernière suspension a eu lieu pour des raisons de "manque de transfert", une excuse souvent utilisée au Venezuela.
Son ex-mari, Alejandro González, fait face à des accusations similaires simplement parce qu'il était son partenaire. Ce type de stratégie vise à prolonger les souffrances des prisonniers et à violer leurs droits fondamentaux.
Actuellement, onze prisonniers hispano-vénézueliens et deux espagnols font partie d'une liste d'environ cinquante prisonniers étrangers. Cette liste a été réduite récemment après la libération de six otages américains. Ces libérations ont suscité de l'espoir pour les familles des prisonniers, notamment pour deux touristes basques arrêtés en septembre.
Les accusations portées contre ces touristes, qualifiés de "terroristes" par Maduro, sont jugées ridicules. Les relations entre le gouvernement espagnol et les partis basques n'ont pas encore abouti à des résultats concrets, malgré les efforts déployés.
Les conditions dans la prison du Rodeo 1 sont particulièrement difficiles. Les fonctionnaires y portent des masques, et toutes les communications sont surveillées. Les prisonniers doivent chuchoter pour transmettre des informations, rendant la situation encore plus précaire.
Parmi les détenus, on trouve Fernando Noya, lié à un capitaine connu, et Uaiparu Guerere, un homme d'affaires emprisonné depuis son retour au Venezuela. Leur sort reflète la répression systématique qui touche de nombreux citoyens.
Les prisonniers espagnols se divisent entre ceux capturés avant et pendant l'année électorale. Parmi les anciens, Jorge Alayeto et María Auxiliadora Delgado Tabosky sont des cas notables. D'autres, comme Karen Hernández, sont accusés d'implication dans des opérations militaires ratées.
Dans le groupe des capturés récemment, Sofía Sahagún a été arrêtée en raison de ses liens familiaux avec l'opposition, illustrant la répression ciblée contre ceux qui osent défier le régime.
La situation des prisonniers politiques en Venezuela est alarmante. Les cas d'Ignacio Monllau et de Rocío San Miguel sont des exemples tragiques de l'arbitraire du régime. Les efforts pour libérer ces détenus continuent, mais les obstacles semblent insurmontables. La communauté internationale doit rester vigilante face à ces violations des droits humains.