Un homme a été condamné à huit mois de prison ferme après avoir tagué des voitures à Châtel avec des inscriptions "Free Palestine". Ce jugement a été prononcé ce lundi pour des actes de dégradation en raison de l'appartenance nationale ou religieuse des victimes.
Le prévenu, âgé de 32 ans, a reconnu avoir réalisé ces tags, notamment sur des véhicules appartenant à des personnes de confession juive. Le procureur de Thonon-les-Bains a annoncé une peine de 16 mois, dont 8 fermes, ainsi que des obligations de soins et de travail.
Dans la nuit de mardi à mercredi, huit véhicules ont été tagués. Quatre d'entre eux appartenaient à des membres de la communauté juive Loubavitch, en vacances à Châtel. Les autres voitures étaient similaires à celles utilisées par cette communauté, comme l'a précisé le procureur.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ces actes de dégradation. La brigade de recherches de Thonon-les-Bains, en collaboration avec l’Office central de lutte contre les crimes de haine, a identifié un suspect grâce à un véhicule présent sur les lieux.
Le suspect, placé en garde à vue, a d'abord nié les accusations avant de les reconnaître. Il a expliqué avoir agi pour faire entendre sa voix et passer un message sur la Palestine. Malgré ses regrets exprimés, ses actes ont suscité une vive réaction.
Ce n'est pas la première fois que cet homme a des démêlés avec la justice, ayant été condamné pour vol en 2018 et pour des infractions routières entre 2022 et 2023. Il a été présenté en comparution immédiate au tribunal de Thonon-les-Bains.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Auvergne-Rhône-Alpes a dénoncé ces actes comme étant ignobles. Ils se sont produits dans une station de vacances prisée par des familles juives du monde entier.
Depuis des décennies, les Alpes accueillent des membres de la communauté juive orthodoxe chaque été, notamment lors de voyages organisés. Cette situation a soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des vacanciers.
La condamnation de cet homme pour dégradation à Châtel illustre les tensions persistantes autour de la question palestinienne et les actes de haine qui en découlent. La justice a réagi rapidement, mais la communauté reste vigilante face à de tels comportements.