
Un animateur périscolaire du Xe arrondissement de Paris a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des faits d’agression sexuelle. C’est le troisième cas de ce type depuis le début de l’été dernier, après Alphonse Baudin et Titon dans le XIe arrondissement.
Interpellé le 10 février, l’homme, en poste à l’école Aqueduc depuis 2003, a été placé en garde à vue pendant 48 heures avant d’être présenté au parquet des mineurs. Le parquet a estimé qu’il existait des éléments suffisants pour le convoquer devant le tribunal correctionnel. Selon une source judiciaire, il a été convoqué par procès‑verbal et placé sous contrôle judiciaire en attendant son audience.
Il a été interpellé le 10 février et est en poste à l'école Aqueduc depuis 2003. L’audience est prévue en juin; il est interdit de contacter des mineurs et de paraître à l’école Aqueduc.
Les parents et les équipes éducatives du quartier — l’école Aqueduc est nichée entre La Chapelle et le canal Saint‑Martin — suivent l’affaire avec inquiétude. L’interdiction de contact et de présence à l’établissement vise à protéger les enfants pendant l’instruction, mais elle alimente aussi le malaise: comment reconstruire un climat de confiance quand un animateur ancien salariés est mis en cause ?
Cette affaire s’inscrit dans une série qui trouble durablement le périscolaire parisien. Trois renvois devant le tribunal en quelques mois bousculent l’image des services municipaux et rappellent que la protection des mineurs reste un chantier inachevé. Pour les autorités judiciaires, la multiplication des procédures implique une vigilance renforcée; pour les familles, elle pose la question du recrutement, du suivi et de la formation des personnels en contact avec des enfants.
Reste que le dossier suit son cours judiciaire. L’animateur devra répondre devant le tribunal correctionnel en juin. Entre-temps, la procédure pénale va tenter d’éclaircir les faits et de déterminer les responsabilités. Pour la communauté scolaire, l’urgence est double: soutenir les éventuelles victimes et rétablir un cadre sûr pour les enfants.