
La réforme des rythmes scolaires de 2013 suscite encore de vives polémiques douze ans après son application. Ce sujet s'invite même dans les débats des municipales. En effet, plus de 90 % des communes ont déjà dérogé à cette organisation qui impose un emploi du temps sur quatre jours et demi pour les élèves de maternelle et de primaire.
La Ville de Paris défend cette réforme, malgré les critiques des syndicats enseignants. Ces derniers remettent en question son efficacité, même avant sa mise en place. Les difficultés de recrutement et les affaires récentes dans le périscolaire parisien alimentent le débat, offrant des arguments aux candidats favorables à un changement.
Le Snuipp-FSU, syndicat enseignant, a directement interrogé les candidats sur leur position. Les enseignants réclament l'abandon de la réforme, affirmant qu'elle engendre des problèmes dans le fonctionnement des écoles. Léa de Boisseuil, responsable du Snuipp-FSU à Paris, souligne que cette organisation crée de la confusion pour les enfants, notamment pour les plus jeunes.
Emmanuel Grégoire, candidat PS, ne souhaite pas revenir à la semaine de quatre jours. Il propose plutôt de repenser l'organisation des temps périscolaires pour mieux répondre aux besoins des enfants. Il s'appuie sur les recommandations d'une convention citoyenne nationale qui prône une semaine de cinq matinées d'apprentissage.
De son côté, Sophia Chikirou (LFI) appelle à une concertation avec tous les acteurs concernés. Elle évoque la nécessité d'un service public de l'Éducation communale, ouvert six jours sur sept, afin de mieux intégrer le scolaire et le périscolaire. Elle promet également la titularisation de nombreux animateurs.
Pierre-Yves Bournazel (Horizons) souhaite maintenir la semaine de quatre jours et demi, tout en se concentrant sur le rythme des collégiens. Il propose de commencer les cours à 9 heures pour respecter le sommeil des adolescents. Sarah Knafo (Reconquête) défend également l'organisation actuelle, craignant de créer des difficultés supplémentaires pour les familles.
Rachida Dati (LR) adopte une position plus radicale. Elle propose de mettre fin à la semaine de quatre jours et demi, plaidant pour une refonte complète du périscolaire. Elle souligne la fatigue des enfants et le manque de moyens pour des recrutements de qualité.
Le débat sur la réforme des rythmes scolaires reste vif, avec des propositions variées des candidats. Chacun tente de trouver des solutions pour améliorer le bien-être des enfants et l'efficacité des équipes éducatives. À l'approche des municipales, il est essentiel de suivre l'évolution de ces discussions et des décisions qui seront prises.