
Depuis son arrivée à son poste en mi-décembre, Dominique Versini, première Défenseure des enfants de la ville de Paris, a reçu « 150 saisines » concernant des violences. Dans une interview sur France Info, elle a précisé que ce chiffre concernait surtout le périscolaire. Ce nouveau rôle a été instauré pour répondre à une série d’enquêtes sur diverses violences survenues dans les écoles de la capitale.
Dominique Versini n’a pas indiqué si ces 150 saisines étaient des cas nouveaux ou s’ajoutaient à des plaintes déjà déposées. Elle a dénoncé des dérives « systémiques » et a affirmé que « la Ville a pris le problème au sérieux ». Elle a également déclaré : « nous croyons les enfants », soulignant l’importance de la prise en charge de ces situations.
Vendredi, suite à la diffusion d’une émission Cash Investigation sur France 2, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé qu'il allait « procéder à plusieurs signalements » à la justice. Cette enquête a mis en lumière des comportements inappropriés de deux animatrices d’une école maternelle du VIIe arrondissement, qui ont été suspendues en attendant l’enquête administrative.
L'une des animatrices a été filmée en train d’embrasser un enfant sur la bouche, ce qui a suscité une vive inquiétude. Fin novembre, la cheffe du parquet des mineurs de Paris, Lisa-Lou Wipf, avait déjà révélé l’ouverture de quinze enquêtes pour des agressions sexuelles présumées dans des écoles maternelles parisiennes depuis le début de l'année 2025.
À l’Hôtel de Ville, il a été affirmé que 30 animateurs avaient été suspendus, dont 16 pour des suspicions de faits à caractère sexuel. En réponse à cette situation, un plan a été mis en place pour renforcer les procédures de recrutement et instituer deux jours de formation obligatoire avant la prise de poste des animateurs.
Dominique Versini a reconnu que les méthodes de recrutement des animateurs nécessitaient des améliorations. Elle a expliqué que le fait qu'une personne n'ait pas de casier judiciaire ne signifie pas qu'elle soit apte à exercer cette fonction.
L’ancien secrétaire d’État sous Jacques Chirac a également plaidé pour un changement de loi. Il souhaite que tout animateur ayant eu un comportement inacceptable ne puisse pas être affecté à une autre école. Cette proposition vise à protéger les enfants et à garantir un environnement scolaire sûr.
La situation actuelle des violences dans les établissements scolaires de Paris appelle à une vigilance accrue et à des mesures concrètes. Les déclarations de Dominique Versini et les actions entreprises par la Ville montrent une volonté de prendre au sérieux ces enjeux. Il est crucial de continuer à travailler pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants dans les écoles.