
La Chancelière Rachel Reeves plaide pour une relation commerciale plus profonde avec l'UE, la qualifiant de "plus grand prix". Son discours met en lumière l'importance de rétablir les liens après le Brexit de janvier 2020. Bien que le gouvernement de Sir Keir Starmer ne souhaite pas revenir au marché unique, il cherche à renforcer les échanges avec l'Europe.
Lors d'un discours à la London School of Economics, Reeves a souligné que l'intégration avec le partenaire commercial le plus important du Royaume-Uni pourrait stimuler la croissance économique et améliorer la sécurité. Elle a déclaré que la moitié des échanges commerciaux du Royaume-Uni se faisaient avec l'UE, ce qui est presque équivalent à l'ensemble du reste du monde.
Reeves a insisté sur le fait que l'avenir de la Grande-Bretagne est indissociablement lié à celui de l'Europe. Elle a affirmé qu'il est dans l'intérêt national de s'aligner sur les normes réglementaires de l'UE pour renforcer cette relation. "Nous voulons rendre l'Europe aussi forte que possible", a-t-elle ajouté.
Les Conservateurs et Reform UK ont accusé le Parti travailliste de vouloir "trahir" le résultat du Brexit. En revanche, les Liberal Democrats ont appelé à une réintégration dans l'union douanière. La position de Reeves a suscité des critiques, certains affirmant qu'elle cherchait à renverser le résultat du référendum.
Suella Braverman de Reform UK a déclaré que cette approche ferait du Royaume-Uni un "preneur de règles" de l'UE. Elle a ajouté que le Parti travailliste n'a jamais accepté le résultat du référendum et qu'il cherche à défaire le vote le plus démocratique de l'histoire britannique.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, le gouvernement travailliste a signé quatre accords commerciaux, notamment avec l'UE, les États-Unis, l'Inde et la Corée du Sud. Ces accords sont perçus comme des étapes cruciales pour renforcer les relations commerciales après le Brexit.
Reeves a mentionné que ces accords pourraient apporter des bénéfices significatifs à l'économie britannique. Elle a également mis en avant le besoin d'une coopération internationale accrue face aux défis économiques mondiaux.
En conclusion, Rachel Reeves plaide pour une relation commerciale renforcée avec l'UE, soulignant son importance pour l'économie britannique et la sécurité. Alors que le débat sur le Brexit continue, la nécessité d'une coopération économique reste au cœur des discussions politiques. Le chemin à suivre pour le Royaume-Uni dépendra de la capacité à naviguer dans ces défis tout en honorant les promesses faites aux électeurs.