
La députée Zarah Sultana a récemment annoncé la création d'un nouveau parti politique avec Jeremy Corbyn, visant à "diriger" le gouvernement. Malgré des tensions au sein du mouvement, elle reste déterminée à apporter des changements significatifs.
Sultana a quitté le Parti travailliste en juillet pour fonder un groupe temporairement nommé Your Party. Elle décrit cette initiative comme un projet de 40 ans, soulignant qu'il ne s'agit pas d'un simple mouvement de protestation.
Le parti a déjà enregistré des centaines de milliers d'adhésions, mais fait face à des difficultés internes concernant la direction et le financement. Sultana a exprimé son désir de "changer la vie des gens pour le mieux", ce qui nécessite de "gagner le pouvoir d'État".
Le nouveau mouvement se veut socialiste, démocratique et dirigé par ses membres. Sultana a déclaré que si le parti était élu, il se concentrerait sur la nationalisation, la construction de logements sociaux et la création d'emplois stables.
Elle a ajouté : "Nous construisons un parti de gauche capable de gagner le pouvoir et d'apporter la justice." Ce projet ambitieux est envisagé sur le long terme, s'étendant sur 10, 20 voire 30 ans.
Depuis l'annonce du parti, des désaccords et des menaces de défis juridiques ont émergé parmi les membres fondateurs. Récemment, trois responsables ont quitté le conseil de MoU Operations Ltd, qui supervisait les finances et l'adhésion du parti.
Ces démissions interviennent alors que le parti tente de récupérer environ 800 000 £ en dons. Un conflit a éclaté lorsque Sultana a lancé un portail d'adhésion, entraînant des accusations de "club de garçons sexiste".
Sultana souhaite co-diriger le nouveau parti avec Corbyn, mais elle est prête à prendre les rênes si les membres préfèrent un leader unique. Elle a également proposé le nom de The Left Party, tandis que Corbyn a suggéré que le nom Your Party pourrait rester.
Les membres voteront sur le nom officiel lors d'une conférence fondatrice à Liverpool le mois prochain. Cette collaboration pourrait renforcer le mouvement de gauche et attirer davantage de soutiens.
Dans une récente interview, Sultana a critiqué Nigel Farage, le leader de Reform UK, le qualifiant de "politicien fasciste". Elle a exprimé ses inquiétudes concernant les conséquences d'un gouvernement Farage sur les syndicalistes et les communautés marginalisées.
Elle a également souligné que le soutien croissant pour Reform UK reflète une crise plus large dans la politique, alimentée par des électeurs en colère après des années d'austérité. Pour contrer cette montée, elle a affirmé que son nouveau parti travaillerait avec le Parti vert.
Le nouveau parti de Sultana représente une tentative audacieuse de revitaliser la politique de gauche au Royaume-Uni. Malgré les défis, elle est déterminée à créer un mouvement qui puisse réellement transformer la société et répondre aux besoins des électeurs. La suite des événements sera cruciale pour l'avenir de cette initiative.