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Pourquoi de plus en plus de patrons partagent-ils le poste de direction ?

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Pourquoi de plus en plus de patrons partagent le poste de PDG ?

Depuis près de 16 ans, Pippa Begg a dirigé Board Intelligence en tant que co-PDG avec Jennifer Sundberg. Ensemble, elles ont fait croître l'entreprise, qui fournit des analyses et des services pour les conseils d'administration. Aujourd'hui, elle emploie 200 personnes et compte des clients prestigieux tels que Nationwide, Rolls-Royce et Reckitt.

Begg souligne que "nous sommes des personnes très différentes - un véritable yin et yang", ajoutant que les décisions sont mieux prises à deux. Ce modèle de co-PDG est en plein essor, avec une augmentation significative du nombre d'entreprises adoptant cette structure de direction. En 2015, il y avait 11 entreprises avec des co-PDG dans le groupe Russell 3000, tandis qu'en 2024, ce nombre a plus que doublé pour atteindre 24.

Les avantages du modèle de co-PDG

Le modèle de co-PDG divise les responsabilités et le fardeau entre deux personnes. Cela permet aux co-PDG de prendre du temps pour eux, ce que les PDG uniques peuvent avoir du mal à faire. Par exemple, un client de la coach en leadership Audrey Hametner n'avait pas pris de vacances depuis cinq ans, mais a pu partir en vacances en famille après avoir trouvé un partenaire co-PDG.

Ce modèle permet également aux dirigeants de jouer sur leurs forces. Hametner donne l'exemple d'un client où un co-PDG travaillait étroitement avec le marketing, tandis que l'autre se concentrait sur les finances et les aspects juridiques. Cette complémentarité aide à mieux gérer les tâches au quotidien.

Un équilibre entre vie professionnelle et familiale

Partager la charge de travail permet aux co-PDG de passer plus de temps avec leur famille. Selon une étude de Russell Reynolds, 60 % des PDG rapportent passer trop peu de temps avec leurs proches. Begg a pris trois congés maternité de six mois en cinq ans, un fait rare pour un PDG.

De même, Sundberg a pris deux congés maternité durant cette période. Begg attribue à son partenariat de co-PDG le fait de ne pas être devenue une autre statistique. "Sans cette structure, le compromis aurait été trop grand pour l'entreprise ou pour notre désir d'avoir des enfants," explique-t-elle.

Exemples de succès avec le modèle de co-PDG

Dhruv Amin et Marcus Lowe, co-fondateurs de Anything, une startup de "vibe coding", illustrent bien ce modèle. Amin a pu prendre deux congés paternité de trois semaines grâce à cette structure. "Cela nous permet d'être humains sans que tout s'effondre," dit-il.

En Finlande, Denise Johansson, co-PDG d'Enfuce, a pu prendre du temps pour faire face à la perte de son père. Son associée, Monika Liikamaa, a pris en charge les opérations quotidiennes, lui permettant de gérer son chagrin et ses responsabilités.

Les défis du modèle de co-PDG

Malgré ses avantages, le modèle de co-PDG n'est pas encore une solution courante. Des entreprises comme Salesforce et SAP ont essayé ce modèle, mais sans succès à long terme. Tierney Remick, vice-présidente de Korn Ferry, note que ce modèle fonctionne mieux dans des entreprises indépendantes et sans structures complexes.

Les luttes de pouvoir et le désalignement de la vision peuvent être des défis majeurs. "Établir un partenariat tout en faisant évoluer la stratégie est difficile si les co-PDG ne se connaissent pas bien," ajoute-t-elle.

Conclusion

Le modèle de co-PDG offre des avantages significatifs, comme un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Cependant, il présente également des défis qui peuvent entraver son succès. Pour des dirigeants comme Begg, ce modèle a été essentiel pour concilier ambitions professionnelles et vie familiale. À l'avenir, il sera intéressant de voir si cette tendance se généralise dans le monde des affaires.

Publié le : 13 janvier 2026
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