
Le 8 mai 2026, le ministère américain de la Défense a rendu public — à la demande du président Donald Trump — un premier lot de documents autrefois tenus secrets sur les objets volants non identifiés. Plus de 160 documents ont été mis en ligne sur une page dédiée du Pentagone, avec l'affirmation du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, que ces dossiers "ont longtemps alimenté, de manière justifiée, les spéculations" et qu'il est temps que le public y ait accès. Le ministère américain de la Défense a rendu public plus de 160 documents sur les objets volants non identifiés.
Parmi eux figurent des rapports de décembre 1947 faisant état de "disques volants". Les documents sautent d'époque en époque. Certains relatent des observations de 1950 dans le Nouveau‑Mexique — "boules de feu vertes", "disques" et "météores" vus à une centaine cinquante reprises près d'installations sensibles — tandis qu'un universitaire dépêché sur place suggère que ces phénomènes pourraient être des missiles américains testés dans la zone. Un dossier plus récent, daté de 2023, décrit trois équipes de policiers fédéraux ayant déclaré séparément avoir vu des orbes orange émettre ou lancer de plus petits orbes rouges.
Autre élément frappant: une lettre du FBI rapporte l'observation, tôt un matin, d'un objet "en forme de cigare, avec une lumière extrêmement forte" au-dessus d'un chantier. La lumière est décrite comme "d'un blanc diamant intense, avec ce qui semblait être un anneau autour de la lumière", positionné à l'extrémité est de l'appareil. Ces récits tiennent le juste milieu entre témoignage concret et récit qui alimente l'imaginaire.
La publication répond directement à la demande politique. En février, Donald Trump avait demandé aux agences fédérales d'identifier et de publier les dossiers sur les ovnis, allant jusqu'à critiquer Barack Obama pour avoir, selon lui, gardé des informations classifiées. Interrogé lors d'un podcast, l'ancien président démocrate avait lâché: "Ils sont réels, mais je ne les ai pas vus." Il a ensuite précisé n'avoir trouvé, durant sa présidence, "aucune preuve que des extraterrestres aient pris contact avec nous."
Ce déclassifiement relance un débat qui n'en finit plus de rebondir: faut‑il y voir des technologies étrangères, des erreurs d'interprétation, ou quelque chose d'autre? Le contexte reste prudent. En mars 2024, le Pentagone avait déjà publié un rapport indiquant ne disposer d'aucune preuve reliant ces "phénomènes aériens non identifiés" à une technologie extraterrestre; nombre d'observations s'étaient révélées être des ballons météorologiques, des avions espions, des satellites ou d'autres activités ordinaires.
La nouveauté, ici, n'est pas forcément une révélation fracassante mais la mise à disposition du public de documents chronologiques et variés. Ils offrent matière à enquêter, à interpréter et, surtout, à réclamer davantage de transparence. Ceux qui veulent des réponses en auront peut‑être quelques‑unes; d'autres y verront surtout de nouveaux indices et beaucoup de questions.