
Plusieurs personnalités, dont Camille Kouchner, Vanessa Springora et Alexandra Kamy, critiquent le gouvernement pour son absence de réponse coordonnée depuis la création de la Commission sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. Dans une tribune publiée dans Le Monde, elles dénoncent l’inaction et les promesses non tenues des autorités dans ce combat.
Il y a cinq ans, le 7 janvier 2021, Camille Kouchner révélait dans un livre que son frère avait été victime d'inceste par leur beau-père, Olivier Duhamel. Ce témoignage a déclenché une vague de réactions sous le hashtag #MeTooInceste, incitant Emmanuel Macron à créer la Ciivise. Cependant, les signataires de la tribune estiment que la promesse du président de protéger les victimes n’a pas été respectée.
Les signataires de la tribune, incluant des personnalités comme Cyril Dion et Guillaume Meurice, constatent que les réponses apportées sont cosmétiques et fragmentées. Ils soulignent l'absence d'une réponse coordonnée et systémique qui impliquerait tous les acteurs, notamment les services policiers, judiciaires et sociaux.
Ils affirment également que l'inaction actuelle est un choix politique. En janvier 2021, Emmanuel Macron avait promis d’adapter la législation pour mieux protéger les enfants victimes d'inceste. Cependant, cinq ans plus tard, des mères sont encore condamnées pour avoir tenté de protéger leurs enfants.
La tribune met en lumière des situations alarmantes où des magistrats sont contraints de classer des dossiers faute de temps. Les signataires rappellent que le gouvernement a supprimé le ministère de l’Enfance et affaibli la Ciivise, des décisions qui montrent un manque d'engagement dans la lutte contre l'inceste.
Les enfants victimes continuent de vivre auprès de leur parent agresseur, souvent pendant cinq ans en moyenne, en attendant que la justice prenne une décision. Cette réalité souligne l’urgence d’une action politique forte et efficace.
Les signataires de la tribune appellent à une mobilisation collective pour faire face à cette crise. Ils insistent sur la nécessité d'une réponse systémique qui englobe tous les aspects de la protection des enfants. L'inaction actuelle est inacceptable et doit être confrontée avec fermeté.
Il est crucial que les autorités prennent conscience des enjeux et agissent rapidement pour protéger les plus vulnérables. Les voix des victimes doivent être entendues et leurs droits protégés.
En résumé, le manque de réponse coordonnée du gouvernement face à l'inceste est alarmant. Les personnalités engagées dans cette lutte dénoncent l’inaction et les promesses non tenues. Il est impératif que des mesures concrètes soient mises en place pour garantir la protection des enfants victimes et mettre fin à cette situation intolérable.